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Le blogging genetique

Le blogging genetique

Ce billet a été écrit en janvier 2009. Depuis Graine d’ADN a ouvert un compte Twitter à 9 ans, un compte Facebook à 10… Tout ça sans contrôle parental. Depuis la PS3, la DS, la PSP et Pokedex ont pris le dessus… puis Pinterest, Instagram, les Mumble, Brave Frontier, Skype… mais il reste un Digital Native responsable !

A force de prôner l’apprentissage de l’informatique à tout âge, ma graine d’ADN (NDLR qui avait 7 ans à l’époque) a fini par me prendre au mot… Voilà déjà des années qu’il pianote tranquilou sur le Web. Que ce soit TFou, Toowam, Gulli Gallaxy ou Cartoon Network (…) de click en click il s’est formé tout seul au surf et ces sites n’ont plus de secrets pour lui. Il a appris à se créer un dossier sur le bureau dans lequel il range tous les raccourcis de ses favoris. Et depuis qu’il sait lire, il s’amuse encore plus !

Parfois, il vient me voir blogguer… Il s’est intéressé au phénomène de loin et puis dernièrement… d’un peu plus près… surtout depuis qu’il a remarqué un « copain à moi » qui a un « site génial » avec plein de vidéos, des BD, des illustrations « trop cool » et même des jeux… (et pourtant, je vous promets que ce n’est pas du tout son vrai job ! )

– Si je le connais ? Euh… oui, virtuellement, comme tes « copains » de Méga Brands avec lesquels tu fais des batailles en ligne…

– ah… c’est lui qui t’as passé le jeu de Nitrome ?
– oui…
– ah…

Et puis…sans que je m’en aperçoive (c’est là que le contrôle parental devrait être indispensable !) il a repéré les deux cliks qui me permettaient d’accéder à ce blog… une fois le dos tourné… vous n’imaginez pas ce que faisait mon fils ? il allait LA !!!!!! Non sans rire ! Je l’ai retrouvé navigant sur les pages du Modérateur ! (ouf ! sauvée côté réputation !)

Et figurez vous qu’hier, au fil d’un Twitt, je suis tombée sur ça, fiston juste derrière moi.

– hey maman, fais voir ! whoua ! pousse toi ! je veux jouer !

et voilà une heure de monopolisation du PC par ma graine d’ADN… quand le voilà qui lâche sa souris…

– maman ? tu serais d’accord si j’avais un blog moi aussi ?
– … ??? …
– je veux faire comme ton copain, essayer des jeux, parler de BD, voir des vidéos… m’amuser quoi ! et en faire profiter les autres ! mais je sais que tu voudras pas…
– pourquoi ?
– parce qu’il va falloir que tu me prêtes ton ordi… encore un peu plus…
– on peut peut être faire un deal ? je t’ouvre ton blog. Interdiction d’y écrire sans mon accord et uniquement le week end
– et les mercredi !
– les week end et les mercredis ok . et uniquement si les devoirs sont faits et si tu continues à avoir de bonnes notes…
– oui ! oui ! oui ! t’es la plus géniale des mamans !!

ça c’est génial à entendre ! Une fois dégagée d’une étreinte bisouteuse reconnaissante, je retourne à mon surf.

– ça y est maman ?
– ça y est quoi ?
– tu l’as créé ?
– non ! on le fera ce week end…
– nooooon ! allez viens on le fait ! c’est moi qui choisis le décor !

Deux clicks plus tard (pas plus, je n’ai pas complété de profil personnel… 7 ans on sait jamais…) le décor est choisi (dans 6 mois il veut changer pour mettre un chat) et le voici à la tête de Graine d’ADN est mon pseudo (titre choisi par lui) ! (NDLR titre devenu depuis « Graine d’ADN est mon pseudo »)

Une belle expérience qui commençait !!

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Aux portes du feu #1

Aux portes du feu #1

Ce jeudi 7 juillet 2011, la terre a tremblé sous nos fesses (pour ceux qui étaient assis comme nous). Onde de choc partie à 21:21 non loin de la Corse, arrivée à 21:23 sous le canapé du salon… De St Tropez à Marseille, nous sommes quelques uns à avoir entendu les murs craquer. Ça a duré quelques secondes, un tremblement de magnitude 5.2 qui allait crescendo, que chacun a ressenti à sa façon,  modérément ou intensément.

Du haut de ma tour de contrôle, j’avoue que ce fût impressionnant. 14 étages de béton à cheval sur la colline qui craquent et qui bougent. Juste le temps de penser que soit nous descendions vite vite vite et nous prenions 14 étages sur la tête, soit nous restions là et nous chutions de 14 étages… Et puis cela s’est arrêté comme c’est venu… Dame nature était partie se coucher.

Cet évènement m’a alors ramenée deux années en arrière, le jour où notre colline fût ravagée par le feu. Pourquoi republier ce billet ? Parce que si l’on ne peut éviter les tremblements de terre, c’est une autre histoire pour les incendies… Vous qui me lisez, pensez qu’une cigarette, un barbecue, aussi agréables soient-ils, sont de véritables dangers (et pas que pour vos poumons ou votre cholestérol)

Mercredi 22 juillet 2009. La journée fut longue….

D’abord ce vent qui se lève en rafales impressionnantes, des fenêtres, pas loin, cèdent sous la pression. Vent chaud et chargé de sable, sans doute le Sirocco a traversé la Méditerranée dans la nuit. Ensuite, le bruit des bombardiers, angoissant. Ils passent près, tout près. Parfois on craint qu’ils ne s’écrasent tant ils prennent des risques. Ils tournent, ciblent et bombardent à une cadence douce, et puis soudain, tout se précipite, vite, plus vite… Une boule monte dans la gorge à chaque passage conscients du danger. On a peur pour eux, pour nous.

Non, je ne vous écris pas ce billet en direct d’un pays en guerre… juste de Marseille où le feu fait rage et ravages…

14h… premiers échos des moteurs. Loin au début, puis plus près. On se croirait en état de guerre et on imagine sans peine l’angoisse de ceux qui l’ont vécu. On rentre la tête dans les épaules, on écoute les dératés des moteurs et puis soudain c’est juste au dessus de notre tête, on peut presque voir la couleur des yeux du pilote sous ses lunettes, on se prend quelques gouttes au passage.

Tout doucement, insidieusement, on commence à se frotter les yeux, à tousser. Mais on ne s’inquiète pas, jusqu’à ce que cette odeur de brulé devienne insoutenable, jusqu’à ce que le chien collé à nos semelles éternue sans cesse (ce chien qui tente de communiquer avec nous, il ne nous lâche plus, vous regarde droit dans les yeux au moindre mouvement), jusqu’à ce que nos doigts sur le clavier laissent des traces dans la poussière blanche…

Là on se met à la fenêtre… C’est flou, on sort sur la terrasse, et là, spectacle effarant, Marseille est plongée dans une épaisse fumée grise, on peut presque la toucher à bout de bras, la luminosité est celle bien connue des feux importants, orangé sous le gris.

On appelle les copines, les voisines, on allume la radio, la TV, on branche le web. Les unes vous disent qu’il n’y a pas de soucis, que leur mari a entendu que c’était maitrisé, les autres sont paniquées, déjà 15 maisons brulées. Sur le Web, à la radio, à la TV… rien d’alarmant, le feu est à 15 kms des habitations. On suit minute par minute… à chacun sa communication, son information…

Alors comme on est sur Twitter à l’instant, on tweet, une fois, deux fois, et on suit le fil… spameuse d’un instant tragique. Et là Twitter se réveille. L’information arrive plus vite que partout ailleurs : un put** de trouffion a tiré une balle traçante, la douille bouillante a embrasé la garigue. C’est juste là, derrière notre colline, à Carpiagne. Beaucoup plus inquiétant. Ça rappelle des souvenirs à quelques uns, ça détruit les terrains de jeux d’autres, ça inquiète ceux qui ont de la famille ici. Le relai se fait, par tweet, par DM (direct message), par mail, par téléphone, par images, par liens, avec humour parfois…

Il est 20h. Journal de TF1. Rien dans les titres, 30 secondes en milieu de journal. Pas d’inquiétude, le feu est « aux portes de Marseille » (sur toutes les chaines la même expression), mais quelques centaines de pompiers venus de toutes les Bouches du Rhône le contiennent. Le feu est toujours à 15 kms des habitations (ah ?) La TNT saute. Plus de signal.

La fumée s’épaissit, les cendres ne sont plus sable blanc léger, mais copeaux de bois brulé. C’est alors que le silence se fait… plus de bruit de moteur, cruel rappel que nos chers canadairs ne peuvent pas travailler la nuit (visibilité rendant l’écopage dangereux). La nuit tombe, mais elle n’est pas noire, elle est orange incandescent. Juste là, derrière la colline, le halo est plus intense.

Suivi des fils d’information ici et ailleurs. Rien. Les feux seraient pratiquement maitrisés, loin des habitations, les moyens sont déployés. Maitrisés n’est pas éteints. Sur un autre fil, des tweets de soutien, une discussion à bâtons rompus par DM, plus tard, une autre sur MSN, et toujours en lien direct avec l’extérieur virtuel sur Twitter avec quelques escapades sur la terrasse pour voir.

Il est minuit. La lueur rouge grandit, s’étend, rougit. Le silence est interrompu par les explosions terrifiantes des pins. La fumée brule les poumons maintenant, la toux ne soulage plus. Les yeux brulent et pleurent tout seuls. Il est 00h05… Le temps de revenir sur MSN, d’expliquer, et soudain du bruit dans les couloirs, on court, on crie, on klaxonne (pas dans les couloirs, dans la rue), on hurle. On coupe la connexion, on relaie avec l’(insu)portable qu’on cherche partout (mais qui l’a mis sur le congélateur ?) Le temps d’enfiler un Tshirt, un jeans, des chaussures (pas pour son image mais pour être décent) Il est 00h10 et les flammes sont visibles, là sous nos fenêtres.

Des flammes qui ne lèchent plus la garrigue mais la dévorent faisant des bonds de plusieurs mètres emportées par le vent. Des flammes, là, juste sous nos fenêtres en moins de trois minutes. On ferme toutes les fenêtres (sauf une oubliée qui laissera tout entrer…). On attrape ses clés (enfin quelque chose à sa place). On marche sur le chien, on le prend sous le bras, on ouvre la porte, on se retourne… on ferme la porte la peur au ventre… Il est 00h15

La chaleur du couloir est saisissante, brulante… La fumée est épaisse. Les voisins sortent, eux ne voient pas la colline mais la ville, le spectacle aussi inquiétant de ce côté, des gyrophares partout. Juste trois mots « on évacue !! vite !! » On appelle l’ascenseur, fumée en apesanteur, on se demande comment c’est en bas… On regarde dehors, encore des mètres de gagner ici, et là, et là bas, à droite, à gauche, devant, derrière… On regarde les marches et on descend, vite, très vite (c’est très facile, plus facile que de monter). On croise du monde (avec des valises, en pyjama, avec des poucettes…) on aide aussi… Mais en silence… Plus un mot, juste des regards, des pleurs, la peur… Plus on descend, plus il fait chaud…

Aller au garage ou partir à pied ? Certains ont prévu en soirée et ont garé la voiture en contre bas, prête à partir. Pour les autres, on choisit tous la voiture, parce que la porte automatique est déjà ouverte et bloquée, sinon, on descend à pied… C’est une vraie fournaise, le garage est a flanc de colline, les flammes à 3 mètres tout au plus, gigantesques. On se dit qu’on va rester coincés. On se regarde et on fonce, chacun à son box, juste au dessus de nos têtes des explosions de pommes de pin, discrètes, d’autres de pins qui font sursauter. On ne trouve pas la clé, elle ne rentre pas, la poignée est coincée, une fois, deux fois… Coup de pied de rage. Puis on s’attache. Pourquoi ? peut être en pensant qu’il faudra passer par les jardins (en pente) peut être parce que notre instinct de survie… Et on fuit sans regarder derrière soi.

On suit le flot des voitures, on prend au passage un résident piéton, et on fonce. Merde ! on a oublié tous les papiers ! juste des clés et un téléphone… D’autres y ont pensé, au cas où il faille les identifier… frissons… Plus on avance mieux on respire. Respirer ? Merde ! la Ventoline… un comble…. Nous voilà tous sur un parking, au milieu des sirènes, des ambulances, des pompiers, des CRS, par dizaines. Ça prend aux trippes, ça décrochent quelques hystéries et quelques larmes. On s’organise. Eau, mouchoirs, masques. On se soutient. Cette petite fille inquiète d’avoir laissé son chat. Cette maman de ne pas savoir où sont ses enfants. On reprend ses esprits.

On appelle pour rassurer (on se croirait un soir de St Sylvestre, l’opérateur sature) alors on se connecte sur Twitter (ça passe !) pour découvrir que les liens ont pris le relai. Soutenir ceux qui s’inquiètent, rassurer les autres. On est spectateur du vrai lien twitterrien. Soutenus par les uns, dorlotés par les autres, en liaison constante grâce à Twitter, même si on ne prend pas le temps de répondre.

Il est 2h30 du mat. On est gris de suie, on a des yeux de lapins russes, on est retourné… et on rentre pour découvrir l’horreur…

la suite, très vite

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Aux portes du feu #2

Aux portes du feu #2

Jeudi 23 juillet 2009, Marseille aux portes du feu depuis 12 heures

Douze heures… douze heures que le feu fait rage. Il fait nuit rouge sur les collines de Marseille. En remontant vers la résidence, on découvre les jardins envahis par les longs serpents rouges sous pression et les lumières clignotantes. Le silence n’est pas revenu, au loin encore des sirènes, tout près les ordres criés de talkies en walkies, le bruit des moteurs, les murmures des uns et les exclamations de autres.

On croise des habitants avec sandwiches et boissons pour les pompiers, d’autres avec des valises en partance pour un refuge plus calme. Les masques surement en prévision à la pandémie de grippe servent prématurément. D’autres encore remontent vers leur bien.

La vision de l’appartement couvert de cendres n’est rien à côté de celle de notre colline. Le feu a dépassé nos habitations et s’attaque aux suivantes. Il avance partout où il y a du vert, il a faim et rien ne lui résiste. On ne fermera l’œil qu’au petit matin, malgré la forte odeur de brulé, les restes de fumée et la peur au ventre, quand il sera encore plus loin.

Et puis soudain c’est la panique, un bruit de moteur, là juste au dessus. Réveil en sursaut, peur panique au ventre, le jour est revenu… un jour pas comme les autres, mais comme hier, sous le bruit des bombardiers. On sort en courant et là, vision cauchemardesque, apocalyptique, d’une colline si Pagnolesque encore hier. Tout est gris, noir et blanc… Tout est fumant, encore brulant… Tout est braise ici et encore feu juste là et cela n’a pas échappé à l’œil aiguisé des canadairs. Sous les balcons, des voitures de pompiers, des lances déployées, de la tension, de la fatigue mais pas de découragement. Dans le ciel, un balai d’ailes et de pales. Très très près. Des largages d’eau à la goutte près.

Soudain des images de guerre vous traversent. Une guerre qui s’est rapprochée… C’est impressionnant le bruit d’un bombardier (d’eau) en approche. Vous ne le voyez pas, il arrive derrière l’immeuble. Un raté de moteur, deux, trois… un bruit qui raisonne entre deux immeubles… un bruit qui fait peur, qui vous fait rentrer la tête dans les épaules… l’impression qu’il va s’abimer dans la colline, pire sur l’immeuble. Jusqu’à ce que vous voyez le bout de son nez jaune à hauteur des balcons, entre votre balcon et la colline ! Dans une maitrise totale.

Il arrose au plus près et redresse (mais redresse bon sang ! ouf !). Déjà le deuxième est en approche… Le même tir, à la précision du centimètre près. Le temps d’aller refaire le plein au dessus des baigneurs insouciants, l’hélicoptère prend le relai, sirène hurlante, de ces sirènes à l’américaine qui amplifient la peur et vous donnent la chair de poule. Un balai qui durera toute la journée. Pas un moment de silence, ou si court. Chaque fois on espère que c’est le dernier passage, chaque fois ils reviennent pour une fumée, une étincelle. Et ce vent qui n’en finit pas… Le feu ne doit pas repartir alors on mouille le vert en lisière toute la journée.

Un voisin prévient, une fumée entre deux pins… les pompiers montent à la colline, d’autres viennent emprunter notre terrasse comme tour de guet. Ça semble rien, mais comme on dit il n’y a pas de fumée sans feu…. Un autre balai, humain cette fois, fait de solidarité, d’entraide et de civisme au milieu de la peur.

L’information publique relate les faits du soir, la panique, les évacuations. On se rend compte qu’il n’y a pas que nous, que l’exode s’est faite sur des kilomètres de la Barrasse à la Panouse. On y sent la peur des uns, la détresse des autres et la colère de tous face à l’inconscience humaine. Cette information qui relativise la situation du moment, mais rappelle sans cesse que maîtrisé n’est pas éteint. L’information privée passe par le téléphone, les mails, Twitter. On rassure ceux qui n’ont pas dormi de la nuit, on apprécie les appels de soutien, on informe ceux qui sont loin.

Au milieu de ce vacarme, vient la désolation, le vide, vision de cauchemar. Ce spectacle cauchemardesque de notre colline dévastée, là sous nos fenêtres. Il ne reste plus rien. Que des troncs d’arbres calcinés, des cailloux noircis, et au milieu, le graffiti de notre fameuse ruine a tenu et nous fait sourire. Plus de buissons, plus de cigales, plus d’écureuils, plus de pies, que des lances à incendie, des hommes en uniforme, des volutes de fumées et quelques petites flammes…

Ça file le cafard, ça arrache une larme, ça fout en colère !! Alors chacun tire les rideaux ou ferme les volets. Et on attaque. On traque cette cendre entrée par le moindre trou et par cette fenêtre laissée ouverte dans la panique. On aspire le sol, mais aussi les meubles, les rideaux, les murs (le chien n’a pas voulu se laisser faire…). Dans le moindre interstice elle s’est immiscée. On se désespère parfois de la voir là où on ne l’attend pas, ou de la revoir là où on ne la croyait plus quelques minutes avant.

La nuit tombe enfin. On a eu de cesse que de se mettre à la fenêtre pour guetter. On est un peu rassurés quand les canadairs s’éloignent, on s’angoisse quand on voit les Tracker prendre le relai avec leur poudre rouge, on panique quand on voit une dizaine de voitures de pompiers envahir soudain la résidence, prendre leur quartier de nuit sous vos fenêtres, bien rangées. En alerte comme nous tous.

Le soir, le feu fait les gros titres du journal de 20h… 1300 hectares… mais c’est moins qu’en Corse au même instant, 3500 hectares… ou qu’en Catalogne où 9000 hectares brulés ont aussi fait des victimes… Des incendies causés par la négligence humaine, par des criminels…

Aujourd’hui le calme est revenu et pourtant… à chaque bruit d’avion on frissonne, quand il s’attarde au dessus, quand il fait des ronds dans le ciel, comme tous les autres résidents, on se rapproche de la terrasse et on scrute dans l’inquiétude, l’angoisse que cela ne recommence… se rappelant à chaque moment l’horreur de ces 24 heures… Il reste en nous tous, en plus de ce spectacle de désolation, de cette colère, de cette tristesse, un je ne sais quoi d’un après guerre… quand les gens rentrent la tête dans les épaules au passage d’un avion…

Un grand merci à tous ces hommes de terre et d’air qui mettent leur vie en danger pour éteindre, sauver, sauvegarder, protéger, rassurer, aider…

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Je suis nee entre le System360 et la D-RAM

Je suis nee entre le System360 et la D-RAM

Cette année IBM a 100 ans et mon père en aurait eu 70… Quel rapport ? Mon père était un « IBMer »… La moitié de sa vie consacrée à Big Blue. Pourquoi en parler ici ? Parce que je lui dois les microprocesseurs de mon ADN,  je lui dois aussi et surtout ce que je suis aujourd’hui : une femme digitale.

Il ne va pas être facile de parler de lui ici… Mais le buzz autour des 100 ans d’IBM et surtout cette vidéo (voir à la fin du billet) ont fait ressurgir 40 ans de mon histoire. Une vidéo dont certains évènements m’interpellent parce que je les ai vécus parfois en direct, souvent en avance, parce que être IBMer, c’est penser avec un temps d’avance !

Pas facile non plus parce que je ne sais pas grand chose sur son job, il n’en parlait jamais mais parlait continuellement de son entreprise… au point que j’ai souvent cru qu’IBM n’était qu’une couverture et que mon père faisait partie de la CIA… je le croyais OSS117

D’abord il en avait le costume : noir, chemise blanche (le bleu ciel fut toléré dans les dernières années) et cravate foncée et discrète (exit les folles cravates de la fête des pères). 40 ans de code vestimentaire imposé (me disait-il) par IBM, pas de Casual Friday, tout en discrétion.

Ensuite cette mallette qui le suivait partout. Un attaché case en cuir noir, passe partout, verrouillée par un code secret et dont personne à la maison n’a, un jour, vu le contenu. Un 32 long rifle aurait exactement tenu dans cette boite

Il y avait aussi ses collègues, parfaits clones, chuchotant avec ma mère sur le seuil de la porte pour l’informer des dernières news de l’étranger… Normal le téléphone devait être sur écoute

Oui parce que pour corroborer mes fantasmes, il y avait ses voyages et tous ses ces coups d’états, ses ces guerres civiles, ses ces attentats qui le suivaient partout où il allait : Abidjan, Téhéran, Israël… Il y passait un mois, deux parfois, et il revenait de toute urgence, (comme par hasard juste après le passage des clones à la maison) dans un avion de fortune, avec l’Aéropostale ou un avion spécialement affrété par IBM. Il rentrait la mine sombre, il restait silencieux, figé devant les infos du soir, les reporters de guerre…

Sauf que mon père n’était pas agent secret mais IBMer…

Il faisait partie de cette génération qui pouvait faire toute une carrière dans la même boite et d’en monter les échelons. A ses débuts, il dépannait des armoires à glace dans les sous sols des PTT ou du Sénat. J’ai appris beaucoup plus tard que les votes de l’Assemblée passaient par ces armoires à glace. Je ne saurais vous dire qu’elle était sa fonction finale, je me souviens juste que le dépanneur qu’il était avait passé des examens pour devenir Inspecteur Commercial (inspecteur… agent secret… on n’est pas bien loin !) et qu’il fut aussi Directeur Commercial.

J’ai rarement vu quelqu’un être aussi fier de son entreprise, relayer de façon aussi sincère l’image et le message qu’elle portait. Sa première grande fierté fut en 1969. Nous étions tous priés d’arrêter nos activités et de regarder la télévision, en silence, tandis qu’il jubilait. Il avait la tête dans la lune… La télévision encore, le jour où il nous appela tous pour voir la première publicité d’IBM sur une télé française, c’était aussi l’arrivée du premier ordinateur dit personnel de la marque. Un personnage, Charlie Chaplin, qui suivra la marque sur plusieurs spots. Ou encore, sa fierté en brandissant un bout de papier blanc avec juste IBM en bleu hachuré.

Il a beaucoup voyagé, et nous avec aussi parfois. A chaque mutation son lot de souvenirs. Je me souviens de son séjour au Nouveau Mexique : alors qu’en France nous en étions encore au dernier des Mohicans, lui travaillait avec un Indien, un vrai. J’étais émerveillée de voir les photos de cet homme en costume noir, ne laissant entrevoir ni son ceinturon gravé, ni son pendentif en cuir et dont le seul signe distinctif était son catogan, de superbes et longs cheveux noirs attachés dans la nuque. Emerveillée d’apprendre que ce cadre IBMer rentrait chez lui le soir, dans une réserve indienne, non loin de Santa Fe. Mon père m’avait alors expliqué le manifeste signé par IBM sur l’égalité des chances : le Civil Rights Act présenté dans cette vidéo par un Indien justement…  qui lui ressemble étrangement…

On ne peut pas travailler chez IBM et rester impassible face à l’innovation. Mon père se passionnait pour tout cela, il était geek avant même que ce mot n’existe !

J’en ai vu défiler des trucs bizarres à la maison entre les microprocesseurs et les bouts de bristols blancs perforés, entre les ASCII Art et les codes barres…

Le premier fut une Selectric, une machine à écrire, silencieuse et électrique, avec une boule interchangeable, permettant de changer la police de caractères. Puis une nouvelle, avec un écran LCD et la possibilité d’effacer les caractères… Une machine à écrire à publication assistée par ordinateur, dont le clavier ressemblait étrangement à nos claviers d’aujourd’hui, un mix entre le PC et l’imprimante.

Notre premier ordinateur fut un Atari 400 (seule entorse à IBM), un truc brut de décoffrage, plus bruyant qu’un Minitel au démarrage. Mon occupation principale était de jouer au ping pong avec deux curseurs.

Il fut rapidement suivi par un PS1 puis un PS2, deux dinosaures qui marchent encore ! On était loin de l’environnement Windows, écriture pixélisée blanche sur fond bleu, mais la vitesse d’action me semblait d’une autre dimension. J’y apprenais à faire mes premiers petits programmes (compo musicale ou jeu de couleur).  Démarrer un ordinateur avec Run ou Win (je ne sais plus) c’était quand même tout un symbole ! Pas de Windows mais un Directory, des c: et les mains dans le cambouis pour un delete.

Je me souviens des regards surpris à l’école : un ordinateur à la maison, c’était du jamais vu, nous étions les premiers et ce fut le défilé à la maison des enfants et surtout des papas curieux.

Pauvre Minitel… à peine arrivé à la maison qu’il finit démonté sur la table, dépiauté, scruté… Pauvre Steve Jobs qui essuyait des sourires en coin… Pauvre Honeywell Bull

Je crois que ce qui me fascinais le plus c’était ce temps d’avance qu’avait mon père sur tout. Il me parlait, souvent avec quelques années d’avance, d’un ordinateur qui parle, d’un autre qui reconnait ta voix et qui bientôt reconnaitra ton visage, ton emprunte digitale, de celui qui traduit tout seul, ou encore qui joue (et gagne) aux échecs, et celui qui va sur la Lune… Un temps d’avance, toujours tourné vers le futur.

Il m’a appris à marcher sur le Web, il m’a formatée et m’a transmis cette passion pour l’informatique, Internet et le futur. D’aucun comprendront maintenant pourquoi Apple ne passera jamais par moi

Fière d’être une graine de Big Blue…

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Philippe Echaroux, un instantane de talent

Philippe Echaroux, un instantane de talent

Philippe Echaroux, jeune photographe, concepteur & publiciste marseillais et photographe officiel du calendrier de Twitter, le fameux Twalendrier auquel je participais cette année-là.

Souvenez vous bien de cette signature…

Quand on entre sur son territoire, on est saisi, transi… Là bas vous ne regardez pas des photos, ce sont elles qui vous regardent… Un univers stupéfiant où l’atmosphère est toute particulière, parfois profonde et touchante, parfois légère et souriante, parfois encore mystérieuse voire inquiétante… Toujours emprunte d’humanité, de force et d’energie.

J’ai adoré personnellement les photos prises dans la rue avec ces personnages d’un autre âge, d’un bel âge… ces regards si plein d’histoires et de sentiments… ces rides si profondes mais si belles, ces hommes et ces femmes d’un jour, d’un cliché, mais dont on se souvient longtemps… L’impression qu’ils nous parlent, qu’ils nous racontent chaque ride, chaque sourire, dans une émotion simple et émouvante.

Il y a aussi ces photos artistiques, à la mise en scène, réaliste et perfectionniste. De la danseuse vaporeuse et féérique au kite-surfeur fou et déchainé en passant par ces flous ou ces instantanés en mouvement de corrida. Ces ambiances, ces jeux d’effets, de couleurs, de lumière ou de texture sont la signature de cet artiste hors du commun.

Ses amis disent de lui que c’est un passionné accompli dans tout ce qu’il touche, de la photographie aux sports extrêmes. Il se dit autodidacte créatif. Moi j’ajouterais talentueux, surprenant, ingénieux… Ce que j’aime chez lui ? J’ai retrouvé le propre de l’autodidacte : il ne rentre dans aucune case, il a sa propre signature, pas formatée par une école ou un stéréotype marketing.

Et quel parcours ! Moins d’un an après ses débuts en photo et déjà Lauréat du concours Dior 2008 ! Il remporte deux années de suite le concours photo Fnac !! Teisseire, l’Ecole de Ski Française, Twitter et Nitro Snowboarding, entre autres, ne s’y sont pas trompés et lui ont confié l’image de leur entreprise, le temps d’un logo, d’une publicité, d’une identité visuelle…

Un magnifique début de carrière pour Philippe que je vous laisse découvrir au fil de son site, son book ou son FaceBook.

Bonne découverte ! et pour paraphraser Philippe : « J’espère en tout cas que vous trouverez ici un refuge de morale, d’inspiration, de fantaisie, qui vous servira quand le ciel se couvre … »

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15 ans chez Pagnol

15 ans chez Pagnol

Trente années de grisaille parisienne… Trente années de costumes trois pièces et cravates grises, d’attachés case et d’imperméables gris, de couloirs de Métro et de pots d’échappement gris (…) Et un matin j’ai dit STOP ! J’ai démissionné et je suis venue ici, à Marseille, au soleil, un 15 aout, il y a quinze ans déjà.

Et là, l’impression de me réveiller… Aux couleurs d’abord, du jaune, du orange, du turquoise, du parme des rues, des bâtiments, des vêtements chamarrés et gais, reflétant le soleil et la bonne humeur. Aux senteurs ensuite d’aïoli, de lavande, d’olive, de fougasses, de poissons, de pizzas d’une Provence gourmande qui ne me fera toutefois jamais oublier le bon pain et les croissants parisiens, mais où l’entrecôte frittes cède sa place au filet de rouget et poivrons grillés. Aux sonorités enfin, de l’accent chantant et pagnolesque, des cigales (les cigales n’ont pas d’accent hein !), des mouettes (elles n’ont plus) et malheureusement celui des canadairs en été…

Quand je suis arrivée ici, ma chance a été de pouvoir m’installer dans un appartement en bordure de colline avec une vue imprenable sur les quartiers sud de Marseille, le Stade Vélodrome et la mer. Une situation introuvable sur Paris, être au cœur de Marseille, mi ville mi campagne. Se lever le matin au chant des oiseaux, des cigales, avec 364 jours de soleil par an (par solidarité je laisse un jour de soleil à Paris) ça donne de la bonne humeur pour la journée.

Découvrir Marseille pour une Parisienne c’est aussi aller au-delà des clichés, des clivages, des railleries footballistiques (ça tombe bien moi c’est la F1 !), des moqueries sur mon accent (même si au bout de 15 ans on m’en parle encore !)… Découvrir une ville où l’intégration est visible de quartier en quartier, où la passion est chaude les soirs de foot justement, mais aussi dans les débats politiques ou lors des manifestations.

L’impression d’être en vacances toute l’année alors que d’autres économisent onze mois durant pour quelques semaines chèrement acquises après des kilomètres de bouchons… Un autre rythme de vie vite adopté croyez moi ! Prendre le temps de se promener au bord de la mer même en hiver, découvrir les pinèdes sauvages, l’arrière pays, les calanques … et la montagne à peine à 2h. Un jour un vieux marseillais qui me voyait courir pour lui rendre un document dans les temps me dit « hé bé petite ! tu sais dans le midi on a une devise ? tout doucement le matin, pas trop vite l’après midi ! alors ne cours plus ! » et il ajoutait « ouh ! ils sont fatigants ces parisiens ! »

A cela s’ajoute les atouts culturels : Le Dome, Le Stade Vélodrome qui accueillent des montres de la musiques, des théâtres, un Opéra et un historique à la Pagnol que l’on retrouve partout, dans les cafés du Vieux Port, sur les chemins d’Aubagne, dans les personnages typiques…

Côté cadre de vie donc, rien à regretter, même si je reste une amoureuse de la Défense (et oui !), des quais de Seine, de St Germain, de Montmartre, du parc Montsouris …

Voilà, heureuse d’être à ici depuis maintenant 15 ans, à Massilia qui ne mérite pas toujours sa réputation… Je pense souvent que Paris est pour moi comme mon nom de jeune fille et Marseille mon nom de femme mariée, besoin des deux pour exister…

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Esprit de Noel es-tu la ?

Esprit de Noel es-tu la ?

Alors ça y est ? Cette année c’est vous la dinde l’hôtesse dévouée ? Celle qui organisera le casse tête bonheur d’une soirée ?

La belle mère est dans le frigo ? La dinde est invitée ? Et vice et versa. Vous avez tous les cadeaux ? Le couteau suisse de tonton Albert et le guide « tricoter avec 2 aiguilles » de tantine Odette ? Votre graine d’ADN a son Roboraptor (ne pas confondre avec le Brachiator…) ou son PetShop (celui dans la baignoire bleue avec la petite fleur verte devant) ? Vous avez pensé à son jeu de dernière pub : Prince of Persia ou Léa fait sa déco ? Et votre cher et tendre ? Vous hésitez encore entre le Marabout « comment optimiser son aspirateur » et le tapis de souris « vider ses poches avant de mettre son linge au sale c’est écolo ! » ? Faites vite ! Il y a un rush sur ces produits cette année et les stocks s’amenuisent de jour en jour. Ah… reste encore papy et mamy… oubliez les robes de chambre, pas la peine de leur rappeler qu’ils sont à la retraite… une Smart ? Quelle générosité ! Ah je me disais aussi… une Smartbox. Cool et in ! Et dire qu’une majorité de ces cadeaux finiront dans un vide grenier…

Quelle course commerciale ! hein ? des files d’attente en escargot qui n’en finissent plus alors qu’il y a 1 caisse sur 2 fermée… des coups de caddies dans les mollets et des coups de coudes dans les côtes (oui parce que les coups de caddies dans les côtes et les coups de coude dans les mollets c’est moins pratique !)… des tours de parking en maudissant les gardes de sécurité du magasin d’à coté, même pas beaux en orange fluo, qui vous empêchent de prendre l’allée, où y’a trois places libres, parce que vous n’allez pas dans LEUR magasin… à maudire la caissière, jeune stagiaire, qui commence juste aujourd’hui et s’emmêle les pinceaux sur son clavier ou la mamy qui est sûre que la poupée est à 22,30 et non 22,35 euros… pfffff… À moins que vous n’ayez pas encore acheté vos cadeaux. Auquel cas, vous êtes surement un homme (si si) et vous faites partie des 17% de ceux qui achètent leurs cadeaux la veille de Noël 😉 C’est une sacrée course…

Et vous ? Ben oui, charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi même ? Si vous ne voulez pas recevoir un couteau électrique, un blinder, un pashmina frangé et bariolé ou des brocolis, mieux vaut déposer votre liste sans tarder !

Bien sur les cadeaux c’est important, mais ce n’est pas tout. Le plaisir passe aussi par cette atmosphère magique si chère à nos commerçants coeurs d’enfants… Le Vieux Port et Notre Dame de la Garde sont en scène, dans leurs magnifiques habits de lumière rivalisant avec les rues et les vitrines de Paris. On ressort la crèche, les santons, les guirlandes, les boules et lumières… On fabrique des anges de papier, on bricole des chemins de table en pignes de pin et les pièces s’emplissent des douces senteurs d’orange, de cannelle, de miel, de pain d’épices… Nos salons ressemblent plus à une tour de contrôle clignotante qu’au petit nid douillet d’une Desperate Housewife… Le sapin trône là où on ne l’attend pas ( »pousse-le, maman, je vois plus la télé ! Non… Pas là, chérie, t’es juste dans la ligne de mire de la LiveBox ! Ah ouais et on s’assoit où maintenant ? Aie ça pique ! Et si on enlevait l’ordinateur et qu’on le mettait sur le bureau ??? »)

Et puis, vient le réveillon, les rassemblements familiaux autour des loooongues tables décorées (vous n’avez pas de looongues tables ? Ah… le plouf est mal tombé… vous avez peut-être encore le temps de renégocier ??), les jolies tenues de soirée scintillantes (et inlassablement noires), les chansons de tonton Albert un peu arrosé (← le tonton mais les chansons aussi à force), les souvenirs brumeux de papy et ceux larmoyants de mamy, la leçon religieuse et étymologique de tantine… autour du poulet castré, du foie malade d’une oie ra(va)geusement gavée, des mollusques avalés vivants et gluants (ah bah oui ! Ça fait tout de suite moins marketing !)

Quand minuit sonnent, deux écoles : ceux qui ouvrent leurs cadeaux le soir (et encore, c’est déjà bien s’ils ont tenu jusqu’au 24 !) et ceux qui laissent un verre de lait et le gâteau près du sapin avant d’aller au lit….

La suite vous la connaissez… les étincelles magiques dans les yeux des enfants qui découvrent les cadeaux, étincelles qui se reflètent dans le caméscope, le poulet castré froid à midi (les marrons c’est meilleur chaud), les gueules de bois, les cadeaux à échanger, les piles qu’on a oublié d’acheter (ou de charger), les comptes de fin de mois et parfois même les jouets à crédit….

Oui, parce qu’on n’est pas tous égaux devant Noël… parce que des enfants souffrent, n’ont pas de toit, sont malades… parce que vous, moi, ils ou elles sont au chômage, en deuil, en guerre… Parce que Noël c’est avant tout une fête de coeur, la redécouverte des vertus du partage, j’espère qu’elle vous sera douce et paisible, joyeuse et gourmande autant que possible. Je vous souhaite d’oublier un temps vos soucis, vos craintes, vos doutes et de puiser dans l’autre, dans vos enfants tout l’esprit de Noël, le beau Noël..

Pour ceux qui ne l’auraient pas deviné, je n’aime pas Noël…. Et si vous arrivez par ici en tapant « mère Noël » au moins là, vous ne serez pas venus pour rien 😉

Ce billet est dédicacé à Carol qui gère les dindes comme personne !

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