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Y’a comme un geekblic !

Y’a comme un geekblic !

Après avoir survolé le territoire des pleek, rendons-nous dans la tribu des geek. Let’s go !

D’abord, visitons l’agence geek. Pas de papier (ou si peu), quelques classeurs avec… devinez… les fax envoyés par l’entreprise pleek ! Un fax justement, cassé, rescotché, bidouillé et plein de poussière. Un ordinateur portable avec des logiciels (si, si), des flux, des favoris, 2 anti virus (mon côté hypocondriaque) qui marchent à tour de rôle, l’un surveillant l’autre… Un disk dur externe, tout plat et tout blanc, une clé USB (des fois ça va plus vite que les mails), une Zen Stone, des colonnes de CDRom, et enfin un appareil photo numérique. J’allais oublier les câbles, des câbles un peu partout… et une machine à café. L’ambiance sonore est réglée sur une web radio plutôt que sur le bip du fax.

Précisons un point commun aux deux territoires : la photocopieuse. Une armoire à glace (sans glace et même pas italienne), la même dans les deux camps, capable de vous sortir des plans de fab gigantesques. Sauf que… Dans le camp des pleek, elle est N&B, détail qui aura son importance. Celle des geek intrigue fortement : elle crache des photocopies couleurs plus vite que son ombre pour faire de jolis catalogues stockés dans le gestionnaire de mémoire (tes catalogues sont dans la photocopieuse ? mais alors c’est comme un ordinateur ?), elle numérise aussi le papier pour le transformer en  »*.pdf » (whoua ! elle fait photocopieuse et scan !) et… et … elle est munie d’une carte réseau pour envoyer/recevoir les… fax !! (nan ! ça existe pas, tu me fais marcher !)

Passons au fonctionnement de l’agence geek. Le préchauffage des bougies d’allumage de l’ordi est un peu long, certes.

Reflexe 1, Outlook. Entre 30 et 50 messages. Première lecture en diagonale, 90% sont pros, 10% sont des diaporamas (à garder pour les petites pauses distractions, tant pis pour ceux qu’il fallait « renvoyer dans les 5 minutes sinon… ») Certes, cela me prend un certain temps de répondre à 50 mails par jour, même en prenant les options répondre à tous ou copier/coller.
Reflexe 2, jeter un œil à mes veilles professionnelles et les news. Ensuite, je me mets au boulot (pourquoi avant je bossais pas ?) avec quelques pauses (pause café, Crédit Lyonnais, e-commerce, news, blogs et diaporamas).

En fin de journée j’ai sans doute passé plus de 8 heures devant mon écran (sans compter l’usage personnel, avant et après), mais, mon travail, il est là, devant un écran. Pas facile à comprendre pour un pleek, qui a l’impression que si on ne se lève pas 50 fois par jour pour aller à la photocopieuse ou au fax on ne travaille pas… N’oublions pas non plus que seul le Grand Chef Pleek a Internet pour éviter les tentations, donc par recoupement logique, le geek est tenté toute la journée au lieu de travailler…

La communication n’est pas toujours facile entre l’entreprise pleek et l’agence geek. Par exemple, difficile de soumettre pour accord la nouvelle plaquette commerciale en  »*.psd » quand de l’autre côté on n’a pas Photoshop pour l’ouvrir et qu’on prend ça pour un virus !! Désolant de devoir l’envoyer par fax parce que le  »*.pdf » ne marche pas non plus, nos versions n’étant pas les mêmes… Difficile aussi de soumettre des photomontages, où le RAL du pylône est important, et de demander un avis sur un vert olive ou un vert ONF, quand de l’autre côté l’épreuve est imprimée en N&B… autant l’envoyer par fax !

Les procédures sont lourdes. Envoyer un devis au client ? La demande m’arrive par mail, je la transmets au Grand Chef Pleek qui l’imprime (en N&B mais là on s’en fiche !) et la met sur le bureau du service commercial. Le devis édité m’arrive par fax, je scanne le fax et l’envoie par mail au client… lourde procédure, isn’t it ? Et que se passe-t-il quand le Grand Chef Pleek n’est pas là ? On attend qu’il revienne…

Si l’agence geek utilise la fonction « accusé de réception » ou « avis de lecture », l’entreprise pleek, elle, utile le meilleur moyen pour savoir si son mail est arrivé ou sera lu : l’appel téléphonique. « » je vous ai envoyé un mail » » ou mieux « » je vous envoie un mail » »… Et je suis sûre que si je vous dis que je reçois parfois des mails pour me dire qu’on va m’appeler cela ne va pas vous étonner ?!?

Côté distraction, inutile de faire suivre un  »*.pps » à l’entreprise pleek, ce n’est pas qu’ils manquent d’humour, c’est qu’ils n’ont pas de visionneuse. Mais alors comment fait le Grand Ghef Pleek pour voir mes diaporamas professionnels ? il ne les voit pas et les découvre en direct chez le client… belle marque de confiance me direz vous.

L’avantage de cette communication pleek-geek, mais finalement c’est peut être aussi un inconvénient car j’ai parfois l’air aussi larguée qu’eux quand je parle avec un vrai geek, c’est que je me suis totalement dé-familiarisée avec les mots geek. Impossible de parler un autre langage que celui de monsieur tout le monde. Un bel, mais épuisant, apprentissage de pédagogie.

Et vous ? Entreprise pleek ou geek ??

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Visite guidee d’une entreprise pleek

Visite guidee d’une entreprise pleek

Recherches sur Google : « contraire de geek »
Résultat 1ère ligne : « pleek »… j’emprunte l’expression qui me plait bien.

Et si les pleek existaient vraiment ? Là j’ai envie de vous mettre la musique d’X-Files ;-) Et si je connaissais quelques spécimens rares ? où ça ? Dans mon Entreprise Moderne Pleek ! Petite visite guidée…

A quoi reconnaît-on une entreprise pleek ? D’abord au fax : il trône sur une petite table rien que pour lui, avec plein de ramettes en dessous, à une distance égale de chaque bureau, aucune trace de poussière, du papier dans chaque bac et surtout dans le bac réception. Ensuite au nombre de personnes agglutinées de part et d’autre du fax, les mêmes que l’on retrouve ensuite à la photocopieuse, puis à la machine à café, mais rarement derrière les écrans d’ordi. A côté du fax, le dernier des Mohicans… Un minitel, collector, gardé (par le cerbère comptable), bichonné (petite housse de protection le soir et le WE, si, si !) pour faire les transactions financières et que l’on prie ardemment de ne pas tomber en panne le jour de la paie. Pour en terminer avec le décor, ajoutons des tonnes de papiers classés en trois catégories : archives, ramettes et brouillon.

Bien heureusement, l’entreprise pleek a fait l’acquisition de quelques ordinateurs. Mais alors que fait un pleek devant un PC ? D’abord, notons qu’il est quand même content de pouvoir lire autre chose que les petits carrés noirs et blancs du Minitel, de ne plus entendre le crissement de la connexion, et qu’il apprécie l’écran plus grand (j’ai pas dit plus plat). Les trois utilisations basiques des PC de l’entreprise pleek sont donc : les plans sous PAO (je ne dis pas, non plus, qu’ils ont complètement abandonné le compas, le rapporteur et les équerres), la compta (jamais sans sa bonne machine à calculer avec ruban) et le secrétariat (Mireille raffole des document  »*.dot » découverts il y a 6 mois à peine)

Et puis, il y a l’ordinateur du Grand Chef Pleek. Celui où tout se passe, l’Ordinateur où arrivent tous les mails avant d’être dispatcher imprimer et distribuer sur chaque bureau. La seule et unique porte des étoiles dont l’accès est protégé par un Goa’uld login (tu peux pas dire mot de passe comme tout le monde ?). Mais pas de grosse surprise quand le bureau s’affiche : des icônes en vrac sur un thème Windows par défaut (c’est sympa la grosse bulle que vous avez en fond d’écran, vous avez fait comment ??). A côté de l’ordinateur, la notice, toute cornée et défraîchie et quelques petits post’it avec des macros (nan !), des logins (rhooo !) et la procédure à suivre pour envoyer un dossier par MailBigFile (whoua !).

Comment travaille un pleek ? Le matin, il allume… la machine à café. Ensuite il consulte… le planning. Puis il allume son ordi (temps d’attente 3 minutes, pas d’encombrement avec les p’tits programmes inutiles de geek) et il se met immédiatement au boulot. Pas de mails à trier, pas de réponses à rédiger donc, pas de click droit pour afficher les photos, pas de pub à éplucher, pas de pps à visionner, pas de consultation de compte bancaire, des dernières news, de la messagerie perso… Au boulot ! Immédiatement ! Et la tête dans le guidon !

Certes, le travailleur de l’entreprise pleek est plus disponible pour son travail, pas de distraction, pas de tentation, le total contrôle… Quoique… Le travailleur de l’entreprise pleek (dont certains sont geek précisons-le !) est blasé par ses tâches monotones sans autres distractions que la machine à café, révolté qu’on ne lui fasse pas plus confiance que cela, fatigué de devoir dépendre d’un Grand Chef Pleek pour prendre connaissance des dossiers envoyés par mail, sans pouvoir les renvoyer par le même moyen…

Pas toujours facile de travailler de façon optimale : beaucoup de temps passé à la photocopieuse tandis le geek répond à tous en un click. Beaucoup de papier, mauvais pour le développement durable, tandis que le geek lis en bas de chaque mail un petit avertissement lui demandant de ne pas imprimer ce message sauf si vraiment nécessaire. Énormément de temps passé devant le fax à (re) composer les numéros, à s’assurer que le document est bien passé, tandis que le geek click sur « envoyer/recevoir » et passe à autre chose. Quelques crises de nerfs à essayer de résoudre le bourrage de papier (bon là d’accord, le geek se bât aussi parfois avec son ordi), des heures passées à feuilleter les pages jaunes (les vraies, celles qui laissent le bout des doigts noirs)

Et puis que vaut-il mieux, 10 minutes sur le site du Crédit Lyonnais pour effectuer un virement ou 1h prise pour rendre visite à son banquier qui travaille comme par hasard aux mêmes heures que vous ?

Et les Shadock pompaient pompaient…

La prochaine fois, je vous raconterai la communication entre l’entreprise pleek et sa succursale geek.

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Et vous ? Vous avez quel forfait ?

Et vous ? Vous avez quel forfait ?

Avec le forfait de Notre Entreprise Moderne, communiquez uniquement entre midi et deux, tous les jours sauf le week end ! (Come together, right now, over me)

Enfin… ça c’est si vous mangez dans la salle de détente (offre réservée aux 15 premiers adhérents : 20m² pour 100 personnes, il va falloir jouer des coudes). Et pour tout engagement de 12 mois, un bonus vous est offert au renouvellement annuel de votre abonnement : communiquer en illimité durant le repas de fin d’année ! Le forfait n’inclut pas les SMS et MMS (les quoi ?).

Non, c’est vrai, il faut être honnête, on communique quand même au sein de Notre Entreprise Moderne. Même que cela s’appelle la communication de convenance. Parce qu’il est inconvenant et impoli de ne pas demander comment va le petit dernier (évaluation de l’absentéisme à venir), si la gastro de la semaine dernière n’est plus qu’un mauvais souvenir (ça, c’est plutôt par pur égoïsme), ou encore ce qu’on pense du dernier match des All Black ou du dernier PPS sur Sarko, celui avec les photos de Carla… Nooooooon ! Tu l’as pas vu ? je te le fais passer… (par fax ?)

Ne vous méprenez pas, l’ambiance est conviviale, familiale, bon enfant dans Notre Entreprise Moderne. On s’entend tous bien, certains sont les amis d’enfance d’autres, qui sont les frères ou tantes d’autres, qui ont fait leurs études avec le patron…. Et, légitimement, cela laisse supposer que chacun connaît l’autre.

170 employés et autant de personnages. Des petits, des grands, des timides, des passionnés, des râleurs, des motivés, des fainéants, des dynamiques… mais qui est qui ?

Si l’un d’entre eux gagnait au Loto, pas de risque qu’il soit sollicité ! Et Mireille, la secrétaire ? Vous saviez, vous, qu’elle venait de se marier ? Tenez, prenez Albert, il est Président d’une Association Environnementale de la vallée des Vosges, une mine de savoir sur l’environnement sur laquelle j’aurais bien aimé me reposer pour rédiger mon rapport sur le Développement Durable…Si j’avais su…

Alors, quand au détour d’une conversation, on s’étonne d’ignorer la dernière naissance sur la place ou le départ à la retraite d’André, le magasinier et Maire de sa petite commune, on se croit sur une autre planète… Comment communiquer sur une entreprise que l’on ne connaît pas et qui ne se connaît pas elle même …

Remarquez, au moins, on évite ainsi les commérages stériles ou blessants, les affinités trop fines, les pauses café interminables… Mais, ce qui est valable sur la vie des salariés l’est aussi sur la vie de l’Entreprise Moderne…

Au début, on instaure des réunions tous les lundis matins, à 9h (puis à 10h, puis à 11h, puis un lundi sur deux, puis un par mois…) Ordre du jour ? Heu… On verra bien. Convocation ? Passe à ton voisin…

Lundi matin. Ça braille (et ça baille) dans tous les coins.

– Et les frais de panier ? Ils augmentent quand ?
– Ah ! scusez moi, faut k’j’prenne st’appel, ma femme
– Et le pylône de Reucheumeuneu ? on peut pas le poser ! le massif est pas prêt ?
– On fait plus les capots 4 portes ? Un client m’a dit qu’on faisait plus que 3 portes ?
– SVP ! Quelqu’un a un Doliprane ? (oui c’est ça, un Dolipranne, deux même…)

Hey ! Vous savez quoi ? On a oublié de leur dire qu’on avait perdu notre plus gros client et qu’on allait déménager… ça sera pour la prochaine fois (pas la peine, le prochain client leur apprendra)

Et c’est comme ça tous les lundis, enfin, c’était comme cela… Maintenant c’est pire ! Plus de réunions, plus de questions, plus de réponses… Les clients continuent d’informer les commerciaux de l’Entreprise Moderne sur les nouveautés ou les nanars de son catalogue, l’équipe travaux ne sait pas où est l’équipe pose. Et pour les salaires, vaste sujet, alors tout le monde choisit le forfait illimité pour en parler, vous imaginez le repas de fin d’année ?

J’oubliais… le paramètre géographique : 2 usines séparées de 700 kms, 3 agences aux 4 coins de la France, n’est pas fait pour faciliter les échanges.

Suggestion. Et si on faisait un petit journal interne ? Juste quelques pages (là, ils ne m’ont pas cru), même en N&B, ça serait sympa non ?

Ce billet écrit en mars 2008 a été initialement publié sur BJC

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8 pages blanches, pas une de plus #2

8 pages blanches, pas une de plus #2

Quelques discussions (et quelques cafés) plus tard, me voilà avec un Rédacteur en Chef, une petite vingtaine de titres et dans ma bannette, quelques fax provenant des autres sites de production et agences. Yessssss !

C’est parti ! 1ère de couv, édito, accroches, brèves … Et on attaque.

Quelques chiffres (c’est le prix de l’acier ça ? T’es sûre que c’est pas la nouvelle cagnotte du Loto ?) quelques stat’ pour les commerciaux, ils adorent !

Quelques photos des dernières réalisations (reste à négocier la quadrichromie). Et oui, le truc gris, rayé, rouillé, percé sur lequel vous avez bossé depuis des semaines est devenu ce bel ouvrage, récompensé par le prix de l’intégration chez SFR ! , quelques mots sur nos projets futurs (les nouveaux bureaux sont bientôt finis, préparez vous à déménager vos cloisons, euh pardon vos classeurs !) sur nos clients (notre référencement, important le référencement). Tiens ! un produit sympa tout nouveau chez notre concurrent (à méditer).

Impératif : les rappels santé – qualité – sécurité – développement durable. Les consignes et les encouragements (l’occasion de transmettre les dernières félicitations du client sur le site de Recheumeuneu sans oublier personne). Les informations pratiques (cette année nous faisons tous les ponts de mai ! Je savais que cela vous ferait plaisir !!)

Quelques descentes et montées de marches, quelques allers-retours entre chaque site de production et agence, quelques copier/coller plus tard… 5 pages professionnelles et sociétales. Reste les 3 pages perso…

Vous saviez vous qu’Antoine faisait des caricatures ? Et si ! Et il nous a tous croqué ! Nadine, elle, fait du piano depuis toujours et elle donne même des cours à des enfants de son village. André est Maire de sa commune et très impliqué dans le développement durable. Gérard lui a un enfant en attente de greffe…

Et voilà comment notre journal s’est doté d’un illustrateur, d’une chargée des petites annonces, d’un responsable DD et, voté à l’unanimité, Gérard s’occupera du fil rouge de ce journal : le don d’organe.

Whouaaa !

Chaque mois, un portrait (et sa caricature). Sa vie, son œuvre, son travail, ses passions… Mireille, à l’accueil, accepte le baptême. Nous découvrons une Mireille attachante, trésorière de sa SPA locale, maman de 12 chats, fan de karaoké (au fait ? toujours pas trouvé la notice du tel ?) et qui nous présente de façon tellement passionnée son métier d’hôtesse standardiste qu’on la regarde avec envie. La même envie quand elle nous parle de sa recette de crêpes à la bière…

Chaque mois, des petites annonces. Hey ! Ton fils cherche une piaule pour ses études du côté de Bordeaux ? Tu la vends ta charrette ? N’oublies pas de préciser qu’elle a un volant et 4 pneus ! Moi j’ai une nounou super ! Tu veux son adresse ? bla bla bla… ça fait du bien d’entendre parler d’autre chose dans les couloirs que d’antennes et de pylônes… qui aurait pu imaginer…

Bon et bien nous y voilà… 4ème de couv. Notre fil rouge. Séquence émotion. Le petit Luca a besoin d’une greffe de coeur… rapidement… Mais il y a aussi Léa, Philippe, Sébastien… Petit reportage à l’hôpital. Rencontres émouvantes d’un autre monde… et pourtant si proche de nous. La 4ème de couv sera la page du cœur… le cœur de Notre Entreprise Moderne, le cœur de Luca et celui de tant d’autres….

Passage chez Photoshop, deux-trois modifs, relecture (mais il est parti où mon S ? je suis sûre qu’il y était…) Allez oust ! on file chez l’imprimeur. Négociations. J’avais promis 8 pages et il y a… 8 pages ! Sauf qu’elles ne sont plus blanches… ça non… elles sont en bichromie avec du bleu, couleur dominante de Notre Entreprise Moderne.
– Oh ! Et ça ? C’est d’la photo ma p’tite dame !
– Euh… Oui… mais regardez, sur deux pages seulement
– Combien d’exemplaires déjà ?200 ? Bon ça va…c’est le premier, j’modifie pas mon prix, j’vous offre la quadri pour cette fois (je l’aurai presque embrassé) C’est ma participation à ce nouveau canard (il a la vie dure le canard dans le sud ouest !).

Notre Entreprise Moderne, 170 hommes, 2 usines, 3 agences et maintenant… un Journal (enfin… dans une semaine)

Le titre ? N.E.M. Recto/Verso voté à l’unanimité

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8 pages blanches, pas une de plus #1

8 pages blanches, pas une de plus #1

8 pages blanches… toutes blanches… 8 pages… pas une de plus, j’ai promis ! 8 pages blacnhes et au bout un journal interne !

Au boulot ! D’abord faire connaître le projet. Quand je suis arrivée dans Notre Entreprise Moderne, je me suis sentie comme l’extraterrestre de la maison, la seule à ne pas monter au pylône, à ne pas connecter, azimuter, tilter… Alors mieux valait les prévenir qu’E.T. allait se promener dans les allées avec son 16’’ avant de « rentrer maison ».

Direction le tableau d’affichage. Tiens, pas de baby-sitting, même pas une voiture à vendre, pas de tournois de belote ni d’association à soutenir… Une note jaunie annonçant l’ouverture de l’agence de Marseille (vous savez ? la maison d’E.T. !), l’élection du Délégué du personnel, deux mots du DRH, le mode d’emploi des nouveaux badges… et maintenant, mon annonce sur la collaboration participative et collective au journal de l’entreprise… une nouvelle approche… pourvu qu’elle accroche…

Premier jour, bannette vide, messagerie muette… Me rapprocher du fax… Deuxième jour… Troisième jour… Quatr… Me rapprocher de la machine à café… Ecouter, parler, noter et passer au déca.
– Comment ça, vous recherchez un Rédacteur en Chef ? différent chaque mois ?
– Et un titre ? des idées ?
– Mais on fait pas de la Comm nous !! On visse, on dévisse, on revisse… on dit des gros mots, on fait des fautes… on joue au rugby, on fait du tuning…
– Ok Ok Ok… Vous faites du rugby ?
– Oui et je suis le Président du club !
– Et vous n’avez pas envie de partager votre passion, de faire connaître votre club ??
– Euh… Ouais, ça serait bien
– Et moi je donne des cours de piano, tu crois que…
– Et moi…

Excellent ! Cinquième jour, installer mon poste près de la machine à café, le doigt sur la touche déca… Pas franchement l’impression de travailler… Premières propositions de titres avec l’inévitable « la gazette » suivie de très près par « notre newsletter ». Mouais… Puis « les nouv’ » « Le p’tit canard de Notre Entreprise Moderne » « notre canard » « notre équipe » « la mêlée des infos » « première ligne » « troisième mi-temps » « pylône info » « une équipe, une entreprise, un canard » « l’info en continu » « le JT » (pour Journal Télécom) … Ben voilà !!

Vous voulez que je vous dise ? Notre Entreprise Moderne possède un « esprit », un « caractère » et des valeurs qui lui sont propres et surtout elle est emprunte de sa culture du sud ouest ! Une trentaine de propositions avec le mot « canard » (confit à midi, en bichromie tous les mois) ! Une autre trentaine avec les expressions du rugby et des titres en Occitan… Mais surtout… ça fait du bien d’entendre « notre » ! Notre journal, Notre Entreprise, Notre équipe… Notre extraterrestre !

à suivre…

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Communiquons dans le silence

Communiquons dans le silence

Le lundi, avant, c’était réunion et deux Doliprane… On parlait de tout et de rien, et inversement proportionnel, interrompus par les sonneries incessantes des portables (sait-on jamais qu’ils loupent LA vente importante qui LEUR donne de l’importance…) et autres intermèdes divers et perturbants. Mais bon, nous communiquions quand même un peu…

Et puis un jour, entre le débat sur le bras de grue du camion qu’il faudrait changer et celui sur le rangement des tubes d’acier pour que cela prenne moins de place, une voix s’élève… Cette voix est celle de l’inquiétude, du questionnement, étranglée et tremblante… Tous les regards se tournent vers elle… Nos regards, inquiets, interrogateurs et ceux de la Direction, furieux, noirs… Mais qu’à bien pu dire cette voix pour tout à coup obtenir le silence absolu, lourd et tremblant lui aussi ?

Elle a tout simplement tenté de communiquer… communiquer sur un sujet sérieux, légitime mais tabou : la perte de notre client principal et ses conséquences pour l’Entreprise Moderne. Parce qu’il faut bien reconnaître qu’apprendre à ranger les tuyaux tubes, c’est bien, mais ça fait pas avancer le schmilblick.

Regard fuyant, réponse fuyante… La prochaine réunion c’est quand ? OK, on mettra la question l’ordre du jour. Ah ?!? Trois semaines à attendre… puis 4… 5, 6…
– Bonnes vacances à tous, profitez bien du soleil et revenez en forme !! (traduction : on oublie la question, on oublie la réunion et on en parle plus à la rentrée)

24… 24 quoi ? 24 semaines, sans réunion, sans explication, sans un mot… 24 semaines pour recevoir la nouvelle convocation ! Cette réunion au sommet nous l’avons eu… 24 semaines trop tard et 52 semaines plus tard… des décisions devaient être prises…

Première hémorragie… On voit passer des feuilles jaunes avec des cases à remplir, des recommandés (jaunes eux aussi), les portes du bureau de la Direction ne s’ouvrent que pour laisser entrer et sortir des employés livides (et jaunes)… Mais toujours dans le silence… Aucun communiqué de presse, aucune réunion de rédaction, pas d’édition spéciale… Aucune communication sur le sujet. Ou plutôt si… Le passage de l’avocat « juste pour dire bonjour » qui s’éternise jusque tard dans la soirée (juste pour dire bonsoir ?), les portes fermées et hermétiques comme le sourire de la Direction, le passage du comptable plus souvent que le 15 du mois, pas juste pour la TVA… furent autant de raisons de chuchotements, de spéculations, de déductions, d’inquiétudes, de questions…

La communication interne s’est alors organisée toute seule mais certainement pas à bon escient et certainement pas justement… et au détriment de la sérénité. Cette communication là s’appelle la rumeur !

Enchainement… Economie de salaires, redistribution du travail (oui, parce qu’ils étaient peut être inutiles, mais il faut bien faire leur travail maintenant !) Après quelques rumeurs, quelques désillusions, après quelques crises internes et sans doute d’autres dans les chaumières, nous revoici tous sur le pied de guerre, mais… oubliées les réunions, oubliée toute communication.

52 autres semaines plus tard… Drôle d’échéance ? ça s’appelle un bilan, je crois… Je rentre du Salon des Télécom, heureuse du résultat commercial, satisfaite de mon travail, requinquée par les senteurs et les couleurs du Parc Floral, mais rien y fait, mon 6ème sens se remet en alerte… Heureuse d’être une sorcière, une fée une femme dans ces moments là ;-)Le ton du « comment ça va ? » au téléphone a changé et, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il faut répondre « mal ! », la sensation d’être testée, que l’on me tend une perche. Il y en a qui savent quelque chose… Je les entends souffler, râler, la tension est palpable … Petites phrases de séduction pour les amener à parler … démarrage au quart de tour, 0-100/kmh en moins de 10 secondes, première, deuxième, virage à 180°, turbo enclenché… les 16 soupapes éclatent en même temps….

Comment ça je ne sais pas ? Non, je ne sais pas… je venais de passer 4 jours avec la Direction sans aucune communication sur le sujet… Bon, alors, je vais tout savoir, mais n’oublions pas que je ne suis pas au courant, hein ? Attendons que la communication l’information vienne jusqu’à moi… Donc… Licencié… Non pardon, licenciés… 5 comme la dernière fois… chargés d’affaires (elles vont arriver comment les commandes ? grâce au site Internet ;-) ) magasinier (c’est sur, les tuyaux vont être moins bien rangés maintenant)… Et depuis ? Le silence… Aucune communication sur le sujet, aucune confirmation, aucune infirmation, pas plus de réconfort.

Les bureaux se ferment à nouveaux, l’Entreprise Moderne a de nouveau hissé les couleurs jaunes des recommandés et des formulaires de l’Anpe, toujours dans le silence le plus total… pas un mot… Sommes-nous les seuls à ne jamais communiquer sur ce sujet ? Non, vraisemblablement pas… Est-ce la bonne ou la mauvaise solution ? Toujours est-il qu’en plus du stress que cela instaure indéniablement, des questions que chacun se pose, il se propage un phénomène étrange : l’anticipation par démission de ceux qui deviennent chercheurs actifs d’un nouveau job… Si je vous raconte cela ce matin, c’est parce qu’ils sont tous en entretien de licenciement aujourd’hui… C’est ma façon d’être un peu avec eux…

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Histoire d’une plaquette

Histoire d’une plaquette

Cela faisait quelques jours que la mer était calme, que les nuages assombrissaient l’horizon… Le téléphone ne tintait plus guère, le fax ne grinçait plus, les soupires avaient remplacés les rires, les couloirs étaient silencieux…. Tout juste si l’on entendait un stylo tomber, une page tourner, un chuchotement flotter…

Nous venions de perdre notre PDG, le père de certains, le frère d’autres… L’entreprise familiale n’avait jamais aussi bien porté son qualificatif, nous venions de perdre un membre de notre famille. Il avait porté son entreprise pendant 25 ans et passait le relais à son fils bien tristement.

Quelques semaines plus tard, les rennes dans une main, les soucis dans l’autre, notre nouveau PDG menait sa barque sur une mer toujours très calme… Et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, voilà que nous apprenions le non renouvellement de notre référencement. Nous étions pourtant confiants, 15 ans d’ancienneté, une réputation sérieuse, un travail de qualité, un sens du service inné, des prix toujours égaux… Alors pourquoi ?

Premier constat : la perte de notre plus gros client, premier opérateur national, entraînera une perte considérable du chiffre d’affaires. Il fallait donc combler cette activité par une autre, si possible dans un créneau où l’on ne nous attend pas.

Quelques jours de réflexion en amènent d’autres…

Deuxième constat : les attributions d’appels d’offres se font de plus en plus rares, les silences des deux autres opérateurs entre deux appels sont de plus en plus longs, les chantiers n’occupent plus que la moitié de nos équipes, les bureaux sont trop bien rangés, les voitures et les grues trop bien garées…

Réunion au sommet. Solutions ? J’ose l’évidence…

Une entreprise, quelle qu’elle soit, et qui plus est quand elle est familiale, se remet souvent difficilement de certains évènements comme le décès d’un patron, fondateur de surcroît, qui est un coup dur personnel mais aussi professionnel. Le regard des autres acteurs de la profession a changé et on ne peut éviter les jugements et les méfiances.

Pourquoi avons-nous perdu notre plus gros client ? Parce qu’il doutait de la continuité de notre activité après un tel coup dur. Parce qu’il était persuadé que toute l’entreprise reposait sur les seules épaules du PDG. Parce qu’il ne connaissait pas le fiston et que l’on a pas été capable de le rassurer.

Pourquoi avons-nous perdu les autres clients ? Pour les mêmes raisons avec en plus le fléau de la rumeur… Nous venons de perdre notre PDG, deux mois après nous perdons notre référencement… Nous serons bientôt à vendre… et une place de libre et une ! La rumeur est méchante, sournoise, elle colle et s’encolle, elle détruit en une journée ce que l’on a bâti en 25 ans…

Il faut donc rassurer les clients, leur dire que l’entreprise continue de fonctionner, garde la même politique commerciale, les mêmes prérogatives, le même savoir faire, les mêmes équipes… Nous avons un an avant le prochain référencement et quelques semaines pour rétablir la situation.

Ma proposition ? Restauration rapide du système avant perte définitive des données… Activation du pare feu… Stop à la communication par soupirs, Stop à la communication conjuguée à l’imparfait… Communiquer et rassurer pour redonner confiance.

Et c’est ainsi que cette plaquette (triptyque) est née dans ses moindres détails :

La couleur d’abord, choisie pour être rassurante : les dégradés et les camaïeux doux de l’aube synonyme de nouveau jour, nouveau départ.

La photo de la 1ère de Couv, choisie pour son élan vers le ciel, vers l’avenir, et pour le mouvement de la traînée blanche laissée par un avion qui lui insuffle un air de liberté, de légèreté.

Ensuite, l’arrière plan du triptyque, choisi pour sa symbolique : un plateau des Pyrénées, pour nos racines et nos valeurs, pour cette sensation de bien être et d’apaisement que la photo procure.

En restant sur l’idée de traces laissées par l’avion, des lignes en pointillé courent d’une image à l’autre, d’une page à l’autre, donnant de la dynamique et symbolisant le lien si important dans notre entreprise. Ces lignes ont été pensées également en perspective de l’animation du site Internet.

Bien entendu, cette plaquette ne sera qu’un des paramètres de notre nouveau départ. L’énergie, la solidarité, la volonté, la foi et le travail de chacun de nous feront que l’objectif sera atteint un an plus tard avec le ré-attribution de notre référencement et plus encore… Pari gagné !

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Mort annoncee

Mort annoncee

Réunion de crise, à l’ordre du jour : Où sont passés les clients ?

Les enfants, ça va mal, on a perdu notre plus gros client et les nouveaux ne se battent pas au portillon…. Les mois à venir vont être très difficiles. Branle bas de combat. Tous les commerciaux sur le terrain ! Mission : prospecter, démarcher, proposer, négocier et rapporter.

C’est tout ? Pas de remise en question ? Pas de débat ? On aère les commerciaux qui commençaient à sentir la naphtaline et on attend les retours ? Ben… une meilleure idée ? Non, des constats :

Même si son deuxième prénom est « de Père en Fils depuis 1980 », l’entreprise ne peut se reposer sur le bouche à oreille, les recommandations, les (vieilles) connaissances. Il faut bouger (sans cesse), se renouveler (souvent), aller de l’avant (toujours) et ne pas attendre de perdre un client pour réagir.

« les Artisans Modernes » sont devenus « Notre Entreprise Moderne » il y a 4 ans déjà et en dehors d’une modification de Kbis, des Pages Jaunes et des cartes de visites, rien n’indique le changement.

On continue de distribuer les catalogues de l’Artisan en y agrafant la carte de visite de l’Entreprise (pour le coup, cela fait vraiment artisanal !). Les livreurs continuent à livrer à l’Artisan des colis pour l’Entreprise. Enfin, ça c’est quand Marcel n’est pas en vacances, les remplaçants, eux, s’arrêtent sous le panneau des Artisans, vérifient le numéro de la rue et repartent perplexes (vivement que Marcel revienne…)

Et puis, n’oublions pas qu’il y a deux manières de faire venir le client : aller le chercher et… le faire venir.

eux ( ?!?)

– Là, pas de problème, on a tout prévu : on est dans l’annuaire

moi ( ?!?)

Et oui ! tout le monde sait que lorsqu’on cherche un fabricant de pylônes pour la téléphonie mobile on prend l’annuaire (séquence nostalgie… le Bottin… sa couleur jaune…premier fabriquant de rehausseurs pour bébés) Dites ? Je vous rappelle que nos clients sont quand même les opérateurs de téléphonie mobile… Vous pensez vraiment qu’il y a un Bottin dans chaque bureau (quoique le jaune se marie bien avec l’Orange…) ?

Google… Moteur de recherche… Internet… Oh ! je vous rappelle qu’avec Artisans et Entreprise il y a MODERNE ! Vous tenez à votre annuaire ? Ok on se met sur PagesJaunes.fr. Non, on oublie 118 008… Oui, je sais que l’artisan est la première entreprise de France, mais vous ne croyez pas que nous le valons bien ? Coupez !

Alors, résumons, on enlève ce vieux logo pour y mettre celui de notre entreprise, on refait les catalogues, on s’inscrit dans les PagesJaunes et autres annuaires électroniques, on crée des plaquettes commerciales et, à moyen terme, on ouvre un site Internet. OK ?

OK ! On s’occupe des Pages Jaunes dès demain (espoir !) Les commerciaux vont quand même partir avec les anciens catalogues (parce qu’en plus de lieu de sentir la naphtaline, ils pourraient aussi sentir le vide…) et ils gribouilleront sur les cartes de visites. Le panneau dehors ? On a le temps, Marcel ne prend ses vacances qu’au mois d’Août. Faites-nous un beau catalogue en attendant, pour le reste on voit à la prochaine réunion…

Pourvu qu’on ne perde pas plus de clients en attendant…

Sans communication, le client vous oublie, avec une mauvaise communication, il vous fuit.

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Premier contact, première impression #client

Premier contact, première impression #client

 Une Holding, 2 usines, 3 agences, 170 personnes, 20 ans d’existence, autant d’expérience.

Le client (important le client ! un gros client… Il nous le faut, on sort l’artillerie lourde ! Tout le monde sur le pont !!), le client donc est séduit par le devis qu’il vient de recevoir par Fax (pas par mail, déplore-t-il, par Fax… Ahrr ! zut plus d’encre… normal, il ne sert plus guère ce Fax !). Mais pour un tel contrat, une recherche un peu plus poussée sur cette société (trouvée par hasard sur PagesJaunes.fr) est nécessaire.

Premier réflexe : Internet/Google «http://notre-entreprise-moderne.com » Première sentence : « page not found »

Premier contact : appel au standard (whoua ! le combiné crache un vieux tube de musique classique, LA musique d’attente par excellence , standard, affreuse, vieillotte et en plus, usée jusqu’à la corde…)

– Bonjour, pourriez-vous me communiquer le nom de votre site Internet ?
– Nous n’en avons pas, Monsieur, mais, si vous voulez, je peux vous envoyer notre catalogue ? Ou peut-être souhaitez-vous la visite de notre commercial ?

Pas de site Internet ?!? On aurait pu croire qu’une entreprise, qui plus est dans le domaine de la téléphonie mobile (téléphonie mobile = télécommunication, et dans télécommunication il y a communication…) se dote des dernières technologies… Comment même imaginer qu’il reste encore des sociétés qui n’ont pas leur site Internet en 2008 ? Dans cette entreprise on fait encore les opérations bancaires sur Minitel et le tandem Minitel/Fax n’a toujours pas été remplacé par le binôme Internet/Mail !!

Deuxième contact : le commercial est sympathique, il connaît bien son boulot, il est à la fois technique et négociateur. C’est toujours ça ! Au moment de se quitter, échange des cartes de visites. Oups !
– Vous me prêtez votre stylo ? Le numéro sur ma carte n’est plus le bon et il n’y a pas mon adresse mail directe, je vais vous l’inscrire au dos
– Vous venez de déménager ?
– Non, non, cela fait déjà quelques mois…

Carte de visite obsolète, raturée, gribouillée sur un coin de table. Le client commence à douter… S’il pouvait avoir un catalogue, une plaquette de présentation ou un CDRom ?
– Euh… Oui… Alors, le catalogue, je vais vous laisser la version 2002, la Société s’appelait « les Artisans Modernes » à l’époque, on a été racheté depuis, alors ne tenez pas compte du logo. Il manque les nouveaux produits, on est en train de faire un mémo, les prix ne sont plus d’actualité, mais si c’est juste pour avoir une vue globale…. La plaquette de la société ? On n’en a jamais eu besoin… Un CDRom ? Tiens, c’est une bonne idée ça ! Je vais la soumettre à la Direction !

Un catalogue vieux de six ans et toujours à l’effigie de l’ancienne entité, une carte de visite avec un mauvais numéro, pas de plaquette commerciale… Triste portrait.

Finalement, le client a pris peur et a confié son projet à une autre entreprise trouvée sur… Internet ! Et combien d’autres en ont fait, ou en feront, de même ?

Epilogue :
– Tu vas au mariage de Mireille samedi ?
– Mireille se marie ? Mais comment tu le sais ?
– Elle me l’a dit, je pensais que tu étais au courant comme vos bureaux sont en face…

Plus probant :
– Super ! j’ai vendu le produit 1012, le client en veut 30 pour le mois prochain !
– Mais tu n’es pas au courant ? Cette référence a été retirée du catalogue le mois dernier et elle n’est pas remplacée.
– Et personne ne me l’a dit ?

Quand la communication ne passe pas au sein même de l’Entreprise comment voulez-vous qu’elle passe VERS l’extérieur ?

Y’a comme un geekblic !

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