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Histoire d’une plaquette

Histoire d’une plaquette

Cela faisait quelques jours que la mer était calme, que les nuages assombrissaient l’horizon… Le téléphone ne tintait plus guère, le fax ne grinçait plus, les soupires avaient remplacés les rires, les couloirs étaient silencieux…. Tout juste si l’on entendait un stylo tomber, une page tourner, un chuchotement flotter…

Nous venions de perdre notre PDG, le père de certains, le frère d’autres… L’entreprise familiale n’avait jamais aussi bien porté son qualificatif, nous venions de perdre un membre de notre famille. Il avait porté son entreprise pendant 25 ans et passait le relais à son fils bien tristement.

Quelques semaines plus tard, les rennes dans une main, les soucis dans l’autre, notre nouveau PDG menait sa barque sur une mer toujours très calme… Et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, voilà que nous apprenions le non renouvellement de notre référencement. Nous étions pourtant confiants, 15 ans d’ancienneté, une réputation sérieuse, un travail de qualité, un sens du service inné, des prix toujours égaux… Alors pourquoi ?

Premier constat : la perte de notre plus gros client, premier opérateur national, entraînera une perte considérable du chiffre d’affaires. Il fallait donc combler cette activité par une autre, si possible dans un créneau où l’on ne nous attend pas.

Quelques jours de réflexion en amènent d’autres…

Deuxième constat : les attributions d’appels d’offres se font de plus en plus rares, les silences des deux autres opérateurs entre deux appels sont de plus en plus longs, les chantiers n’occupent plus que la moitié de nos équipes, les bureaux sont trop bien rangés, les voitures et les grues trop bien garées…

Réunion au sommet. Solutions ? J’ose l’évidence…

Une entreprise, quelle qu’elle soit, et qui plus est quand elle est familiale, se remet souvent difficilement de certains évènements comme le décès d’un patron, fondateur de surcroît, qui est un coup dur personnel mais aussi professionnel. Le regard des autres acteurs de la profession a changé et on ne peut éviter les jugements et les méfiances.

Pourquoi avons-nous perdu notre plus gros client ? Parce qu’il doutait de la continuité de notre activité après un tel coup dur. Parce qu’il était persuadé que toute l’entreprise reposait sur les seules épaules du PDG. Parce qu’il ne connaissait pas le fiston et que l’on a pas été capable de le rassurer.

Pourquoi avons-nous perdu les autres clients ? Pour les mêmes raisons avec en plus le fléau de la rumeur… Nous venons de perdre notre PDG, deux mois après nous perdons notre référencement… Nous serons bientôt à vendre… et une place de libre et une ! La rumeur est méchante, sournoise, elle colle et s’encolle, elle détruit en une journée ce que l’on a bâti en 25 ans…

Il faut donc rassurer les clients, leur dire que l’entreprise continue de fonctionner, garde la même politique commerciale, les mêmes prérogatives, le même savoir faire, les mêmes équipes… Nous avons un an avant le prochain référencement et quelques semaines pour rétablir la situation.

Ma proposition ? Restauration rapide du système avant perte définitive des données… Activation du pare feu… Stop à la communication par soupirs, Stop à la communication conjuguée à l’imparfait… Communiquer et rassurer pour redonner confiance.

Et c’est ainsi que cette plaquette (triptyque) est née dans ses moindres détails :

La couleur d’abord, choisie pour être rassurante : les dégradés et les camaïeux doux de l’aube synonyme de nouveau jour, nouveau départ.

La photo de la 1ère de Couv, choisie pour son élan vers le ciel, vers l’avenir, et pour le mouvement de la traînée blanche laissée par un avion qui lui insuffle un air de liberté, de légèreté.

Ensuite, l’arrière plan du triptyque, choisi pour sa symbolique : un plateau des Pyrénées, pour nos racines et nos valeurs, pour cette sensation de bien être et d’apaisement que la photo procure.

En restant sur l’idée de traces laissées par l’avion, des lignes en pointillé courent d’une image à l’autre, d’une page à l’autre, donnant de la dynamique et symbolisant le lien si important dans notre entreprise. Ces lignes ont été pensées également en perspective de l’animation du site Internet.

Bien entendu, cette plaquette ne sera qu’un des paramètres de notre nouveau départ. L’énergie, la solidarité, la volonté, la foi et le travail de chacun de nous feront que l’objectif sera atteint un an plus tard avec le ré-attribution de notre référencement et plus encore… Pari gagné !

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Mort annoncee

Mort annoncee

Réunion de crise, à l’ordre du jour : Où sont passés les clients ?

Les enfants, ça va mal, on a perdu notre plus gros client et les nouveaux ne se battent pas au portillon…. Les mois à venir vont être très difficiles. Branle bas de combat. Tous les commerciaux sur le terrain ! Mission : prospecter, démarcher, proposer, négocier et rapporter.

C’est tout ? Pas de remise en question ? Pas de débat ? On aère les commerciaux qui commençaient à sentir la naphtaline et on attend les retours ? Ben… une meilleure idée ? Non, des constats :

Même si son deuxième prénom est « de Père en Fils depuis 1980 », l’entreprise ne peut se reposer sur le bouche à oreille, les recommandations, les (vieilles) connaissances. Il faut bouger (sans cesse), se renouveler (souvent), aller de l’avant (toujours) et ne pas attendre de perdre un client pour réagir.

« les Artisans Modernes » sont devenus « Notre Entreprise Moderne » il y a 4 ans déjà et en dehors d’une modification de Kbis, des Pages Jaunes et des cartes de visites, rien n’indique le changement.

On continue de distribuer les catalogues de l’Artisan en y agrafant la carte de visite de l’Entreprise (pour le coup, cela fait vraiment artisanal !). Les livreurs continuent à livrer à l’Artisan des colis pour l’Entreprise. Enfin, ça c’est quand Marcel n’est pas en vacances, les remplaçants, eux, s’arrêtent sous le panneau des Artisans, vérifient le numéro de la rue et repartent perplexes (vivement que Marcel revienne…)

Et puis, n’oublions pas qu’il y a deux manières de faire venir le client : aller le chercher et… le faire venir.

eux ( ?!?)

– Là, pas de problème, on a tout prévu : on est dans l’annuaire

moi ( ?!?)

Et oui ! tout le monde sait que lorsqu’on cherche un fabricant de pylônes pour la téléphonie mobile on prend l’annuaire (séquence nostalgie… le Bottin… sa couleur jaune…premier fabriquant de rehausseurs pour bébés) Dites ? Je vous rappelle que nos clients sont quand même les opérateurs de téléphonie mobile… Vous pensez vraiment qu’il y a un Bottin dans chaque bureau (quoique le jaune se marie bien avec l’Orange…) ?

Google… Moteur de recherche… Internet… Oh ! je vous rappelle qu’avec Artisans et Entreprise il y a MODERNE ! Vous tenez à votre annuaire ? Ok on se met sur PagesJaunes.fr. Non, on oublie 118 008… Oui, je sais que l’artisan est la première entreprise de France, mais vous ne croyez pas que nous le valons bien ? Coupez !

Alors, résumons, on enlève ce vieux logo pour y mettre celui de notre entreprise, on refait les catalogues, on s’inscrit dans les PagesJaunes et autres annuaires électroniques, on crée des plaquettes commerciales et, à moyen terme, on ouvre un site Internet. OK ?

OK ! On s’occupe des Pages Jaunes dès demain (espoir !) Les commerciaux vont quand même partir avec les anciens catalogues (parce qu’en plus de lieu de sentir la naphtaline, ils pourraient aussi sentir le vide…) et ils gribouilleront sur les cartes de visites. Le panneau dehors ? On a le temps, Marcel ne prend ses vacances qu’au mois d’Août. Faites-nous un beau catalogue en attendant, pour le reste on voit à la prochaine réunion…

Pourvu qu’on ne perde pas plus de clients en attendant…

Sans communication, le client vous oublie, avec une mauvaise communication, il vous fuit.

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On n’echappe pas aux Lolobobo

On n’echappe pas aux Lolobobo

Le couple infernal a encore frappé ! Lui, diabolique, lance une facétie à la minute, Elle, déchainée, tague tout azimut !

Imaginez un peu… la douce paix d’un foyer breton (avec cheminée et parapluie intégrés), où chiens s’entendent avec chats (quand ils ne sont pas coursés par de sauvages Graines d’ADN), où les canards font coin coin et finissent dans le plat (tient ! pas comme chez moi !), où ses codes s’emmêlent à ses mots (tient ! comme chez moi !)… et pourtant… Dans cette complicité familiale le clavier devient parfois objet de scène de ménage (ils ont inventé la guerre des blogs comme Danny DeVito a inventé la Guerre des Roses)… Et là, c’est nous qui trinquons ! C’est qu’il faut bien occuper ces 360 jours par an de pluie battante ! Alors jaloux qu’ils sont de nous voir bloguer depuis notre transat, sous le soleil… ils nous taguent de façon chronique et acharnée… Il le tague, elle me tague… Dans la famille Lolobobo, nous, on a eu le mari et la femme ! Mauvaise pioche ! Voici donc mes réponses à la chaine, pourquoi et comment je blogue…

Qu’est-ce qui vous inspire ? Des lectures, des situations de la vie quotidienne ?

Ce peut être aussi bien une phrase lue ou entendue, une situation vécue, mais souvent un brin d’humeur, une frustration ou au contraire une joie, une envie de partager, une envie de mettre mon grain de sel.

Qu’est-ce qui déclenche l’acte ?

L’acte ? J’espère avoir bien compris de quoi elle voulait me faire parler… Voyons… Chez moi il n’y a pas d’acte forcé, pas d’acte sans amour inspiration 😉 Mais surtout ce qui déclenche l’acte c’est mon envie d’écrire… inlassablement… Le clavier qui me chatouille, une obsession qui me réveille, des mots qui s’alignent tout seuls au plafond (cohabitant avec l’araignée…). Autant dire qu’en ce moment je me sens un peu frustrée…

A quels moments de la journée le faites-vous ? De quels endroits ?

Je ne maitrise pas l’inspiration, intemporelle, elle arrive (ou pas) quand elle le veut bien… Je serai bien incapable de bloguer depuis mon téléphone, dans une salle d’attente, au boulot, mais cela m’est arrivé depuis ma voiture pour tuer une heure et demie d’attente. Sinon c’est toujours de chez moi.

Comment et où vous installez-vous ? Quel est votre environnement ?

Histoire de faire bisquer mes bretons préférés, en ce moment, c’est le matin, à la fraiche sur le transat. Ordi mini sur les genoux, verre de Coca et Car en Sac… Sinon, souvent le canapé, parfois le lit, souvent en musique, parfois en duo. Parfois en pyjama, sans prendre le temps de me doucher, sans écouter mes besoins vitaux (sauf le besoin de Kfé)…

Quels outils utilisez-vous pour écrire (un traitement de textes ou directement dans votre éditeur de billets ?)

J’ai écrit une seule fois directement sur DotClear… un billet avec plein de liens… et puis de lien en lien justement, je ne suis revenue sur mon billet que 4 heures plus tard. Bouclage de l’édition. Et là, message sur fond blanc « temps d’exécution dépassé ». #fail J’aurai au moins appris que DotClear ne supporte pas les lents et que la sauvegarde automatique n’y existe pas… Depuis, je suis retournée à mes billets sous Word, corrigés et sauvegardés.

Faites-vous beaucoup de recherches ? Rédigez-vous beaucoup de brouillons ou d’articles que vous ne publierez pas ?

J’ai pour habitude de ne parler que de choses que je maitrise sinon je me tais plutôt que de dire des bêtises. Mes recherches seront surtout là pour appuyer ou étayer mes affirmations (un chiffre, une stat, un auteur, une référence…) Je publie tout ce que j’écris, en revanche je n’écris pas tout ce que j’aimerais publier… Avant (comprenez « quand j’avais le temps ») je me payais même le luxe d’avoir du stock.

Écrivez-vous en prenant votre temps ou avec une certaine frénésie ?

Il m’est rarement possible d’écrire un billet d’une seule traite. La vie d’une maman, de surcroit ménagère de moins de 50 ans l’emporte souvent. Ctrl S est mon ami. De même je ne publie jamais un billet sans l’avoir laissé reposer. J’écris tellement naturellement, qu’une seconde relecture à froid n’est jamais inutile pour m’éviter des bourdes et pour sauver in extremis ma réputation 😉 En revanche, je ne modifie que des détails, le texte reste du premier jet.

Voilà ! Les travaux forcés sont terminés… Il me reste à taguer à mon tour 5 personnes… Ne me maudissez pas ! prenez-vous en au couple infernal !

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Premier contact, premiere impression #recrue

Premier contact, premiere impression #recrue

« Votre mission, si vous l’acceptez, sera de développer de nouveaux produits, de représenter la Société dans ses missions de communication et d’être le lien entre nous et le client »

Présentée comme cela, mission acceptée ! Sauf que, dans la réalité, c’est vite devenu mission impossible… L’enthousiasme s’est auto-détruit….

Premier contact : Visite des sites de production
– Sympa les cloisons en piles de classeurs, ceux sont les archives ?
– Non le quotidien…
Quand on pense qu’un petit génie s’est décarcassé pour inventer des dossiers que l’on ouvre en deux clicks …

Première étape : Remise de mon fond de travail, quelques catalogues défraîchis. J’attends les plaquettes, les maquettes, la bibliothèque de photos… On restera sur les catalogues, parce qu’on a QUE les catalogues… Ok, mais à quoi vont me servir les catalogues du voisin ? « les Artisans Modernes » c’est bien le nom du voisin ? Comment ça non ? Il y a même le panneau dehors. Ah… Le panneau est à nous ( ?!?) C’est l’ancien nom de la boite, mais, comme tout le monde nous connaît sous ce nom… Rappelez moi, cela fait combien de temps que vous avez été rachetés ? 4 ans… Ouf … Vous auriez une chaise s’il vous plait ?

Première sentence : une usine vieillotte (mais pas autant que la musique d’attente), des papiers partout (cloisons modulables à volonté), des disques durs… vides (la meilleure parade contre les bugs), l’omniprésence de l’ancienne entité (c’est dans les vieux pots…).

Bon, et bien, on va inverser mes missions si vous le voulez bien : on va commencer par moderniser tout ça ! Ok carte blanche.

Édition de nouvelles cartes de visites : Ajouter les lignes directes et les adresses mail.
– Nous, on veut bien mais tu es la seule à avoir tout ça, avec le patron… Sinon on a un mail générique pour tout le monde

( ?!?) Demande officielle de créer cinq adresses mails pour faciliter les échanges internes mais surtout avec le client. Refus. Trop dur à gérer, porte ouverte aux abus, plus de pouvoir de surveillance… Des raisons qui valent les décisions. On continue à imprimer au lieu de transférer, à faxer au lieu de mailer et à gribouiller sur les cartes de visites le nouveau numéro de tel jusqu’à épuisement des stocks.

Changement de la mélodie d’attente : C’est un peu comme organiser un karaoké et le karaoké, Mireille, elle adore ! Va pour que Mireille gère ce problème (de toute façon je n’aime pas la musique classique). Trois ans plus tard ? On cherche toujours la notice du central téléphonique…

Création de nouveaux catalogues : Proposition d’une charte graphique, félicitations du jury, feu vert de la Direction à un détail près : on y tient à l’ancienne charte, celle avec les bandes bleues, là sur le côté (Pampers en a fait son fond de commerce alors pourquoi pas nous !) ça serait bien si on pouvait les remettre. Grrrrrr… Refonte du nouveau concept avec l’ancien modernisé.

Création d’une plaquette institutionnelle : Une quoi ?
– Vous savez, on n’en a jamais eu besoin jusqu’ici
Dites ? Je me trompe, ou, lors de la dernière réunion, l’accent a été mis sur la volonté de trouver de nouveaux secteurs d’activités ? Vous comptez les accrocher comment ces nouveaux clients ? Bon… Ok pour une maquette. Reportages photos, rédactionnel, charte graphique (libre!), quelques heures, seule, face à PhotoShop, et quelques jours plus tard, présentation du projet. Félicitations, unanimité dans les rangs, feu vert de la Direction, mais… on va changer quelques photos. Non pas d’accord. Pas vendeur. Je tiens bon… je ne lâcherai pas ! J’aurais mieux fait de lâcher, le projet est sur CDRom, les devis des imprimeurs dans le dossier et le tout sur le bureau du Directeur depuis… (mais peut être que si je lui mettais sur papier ? les CDRom , ça peut faire peur …)

Je vous raconte l’épisode de la création du site Internet ou vous avez deviné tous seuls ?

J’en profite pour présenter toutes mes excuses à aux imprimeurs, aux agences de communications, aux web master que j’ai sollicités et qui se sont dévoués dans cette mission… J’y croyais moi aussi…

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Premier contact, première impression #client

Premier contact, première impression #client

 Une Holding, 2 usines, 3 agences, 170 personnes, 20 ans d’existence, autant d’expérience.

Le client (important le client ! un gros client… Il nous le faut, on sort l’artillerie lourde ! Tout le monde sur le pont !!), le client donc est séduit par le devis qu’il vient de recevoir par Fax (pas par mail, déplore-t-il, par Fax… Ahrr ! zut plus d’encre… normal, il ne sert plus guère ce Fax !). Mais pour un tel contrat, une recherche un peu plus poussée sur cette société (trouvée par hasard sur PagesJaunes.fr) est nécessaire.

Premier réflexe : Internet/Google «http://notre-entreprise-moderne.com » Première sentence : « page not found »

Premier contact : appel au standard (whoua ! le combiné crache un vieux tube de musique classique, LA musique d’attente par excellence , standard, affreuse, vieillotte et en plus, usée jusqu’à la corde…)

– Bonjour, pourriez-vous me communiquer le nom de votre site Internet ?
– Nous n’en avons pas, Monsieur, mais, si vous voulez, je peux vous envoyer notre catalogue ? Ou peut-être souhaitez-vous la visite de notre commercial ?

Pas de site Internet ?!? On aurait pu croire qu’une entreprise, qui plus est dans le domaine de la téléphonie mobile (téléphonie mobile = télécommunication, et dans télécommunication il y a communication…) se dote des dernières technologies… Comment même imaginer qu’il reste encore des sociétés qui n’ont pas leur site Internet en 2008 ? Dans cette entreprise on fait encore les opérations bancaires sur Minitel et le tandem Minitel/Fax n’a toujours pas été remplacé par le binôme Internet/Mail !!

Deuxième contact : le commercial est sympathique, il connaît bien son boulot, il est à la fois technique et négociateur. C’est toujours ça ! Au moment de se quitter, échange des cartes de visites. Oups !
– Vous me prêtez votre stylo ? Le numéro sur ma carte n’est plus le bon et il n’y a pas mon adresse mail directe, je vais vous l’inscrire au dos
– Vous venez de déménager ?
– Non, non, cela fait déjà quelques mois…

Carte de visite obsolète, raturée, gribouillée sur un coin de table. Le client commence à douter… S’il pouvait avoir un catalogue, une plaquette de présentation ou un CDRom ?
– Euh… Oui… Alors, le catalogue, je vais vous laisser la version 2002, la Société s’appelait « les Artisans Modernes » à l’époque, on a été racheté depuis, alors ne tenez pas compte du logo. Il manque les nouveaux produits, on est en train de faire un mémo, les prix ne sont plus d’actualité, mais si c’est juste pour avoir une vue globale…. La plaquette de la société ? On n’en a jamais eu besoin… Un CDRom ? Tiens, c’est une bonne idée ça ! Je vais la soumettre à la Direction !

Un catalogue vieux de six ans et toujours à l’effigie de l’ancienne entité, une carte de visite avec un mauvais numéro, pas de plaquette commerciale… Triste portrait.

Finalement, le client a pris peur et a confié son projet à une autre entreprise trouvée sur… Internet ! Et combien d’autres en ont fait, ou en feront, de même ?

Epilogue :
– Tu vas au mariage de Mireille samedi ?
– Mireille se marie ? Mais comment tu le sais ?
– Elle me l’a dit, je pensais que tu étais au courant comme vos bureaux sont en face…

Plus probant :
– Super ! j’ai vendu le produit 1012, le client en veut 30 pour le mois prochain !
– Mais tu n’es pas au courant ? Cette référence a été retirée du catalogue le mois dernier et elle n’est pas remplacée.
– Et personne ne me l’a dit ?

Quand la communication ne passe pas au sein même de l’Entreprise comment voulez-vous qu’elle passe VERS l’extérieur ?

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