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15 ans chez Pagnol

15 ans chez Pagnol

Il y a quinze ans déjà, j’ai adopté le pays de Pagnol après trente années de grisaille parisienne… Trente années de costumes trois pièces et cravates grises, d’attachés case et d’imperméables gris, de couloirs de métro et de pots d’échappement gris (…) Et un matin j’ai dit STOP ! J’ai démissionné et je suis venue ici, à Marseille, au soleil.

Et là, l’impression de me réveiller…

Aux couleurs d’abord, du jaune, du orange, du turquoise des rues, des bâtiments ; des vêtements chamarrés et gais, reflétant le soleil et la bonne humeur. Aux senteurs ensuite d’aïoli, de lavande, d’olive, de fougasses, de poissons, de pizzas. Celles d’une Provence gourmande qui ne me fera toutefois jamais oublier le bon pain et les croissants parisiens, où l’entrecôte frittes cède sa place au filet de rouget et poivrons grillés. Aux sonorités enfin, de l’accent chantant et pagnolesque, des cigales (les cigales n’ont pas d’accent hein !), des mouettes (elles n’ont plus) et malheureusement celui des canadairs en été…

Quand je suis arrivée ici, ma chance a été de pouvoir m’installer dans un appartement en bordure de colline avec une vue imprenable sur les quartiers sud de Marseille, le Stade Vélodrome et la mer. Une situation introuvable sur Paris, être au cœur de Marseille, mi ville mi campagne. Se lever le matin au chant des oiseaux, des cigales, avec 364 jours de soleil par an (par solidarité je laisse un jour de soleil à Paris) ça donne de la bonne humeur pour la journée.

Découvrir Marseille pour une Parisienne c’est aussi aller au-delà des clichés, des clivages, des railleries footballistiques (ça tombe bien moi c’est la F1 !), des moqueries sur mon accent (même si au bout de 15 ans on m’en parle encore !)… Découvrir une ville où l’intégration est visible de quartier en quartier, où la passion est chaude les soirs de foot justement, mais aussi dans les débats politiques ou lors des manifestations.

L’impression d’être en vacances toute l’année alors que d’autres économisent onze mois durant pour quelques semaines chèrement acquises après des kilomètres de bouchons…

Un autre rythme de vie vite adopté croyez moi ! Prendre le temps de se promener au bord de la mer même en hiver, découvrir les pinèdes sauvages, l’arrière pays, les calanques … et la montagne à peine à 2h. Marcher sur les pas de Pagnol jusqu’à La Treille…

Un jour un vieux marseillais qui me voyait courir pour lui rendre un document dans les temps me dit « hé bé petite ! tu sais dans le midi on a une devise ? tout doucement le matin, pas trop vite l’après midi ! alors ne cours plus ! » et il ajoutait « ouh ! ils sont fatigants ces parisiens ! »

A cela s’ajoute les atouts culturels : Le Dome, Le Stade Vélodrome qui accueillent des montres de la musiques, les théâtres, l’opéra et un historique à la Pagnol que l’on retrouve partout, dans les cafés du Vieux Port, sur les chemins d’Aubagne, dans les personnages typiques…

Côté cadre de vie donc, rien à regretter, même si je reste une amoureuse de la Défense (et oui !), des quais de Seine, de St Germain, de Montmartre, du parc Montsouris …

Voilà, heureuse d’être à ici depuis maintenant 15 ans, à Massilia qui ne mérite pas toujours sa réputation… Je pense souvent que Paris est pour moi comme mon nom de jeune fille et Marseille mon nom de femme mariée, besoin des deux pour exister…

[Crédit photo – NatCordeaux]

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Un tresor (public) de communication

Un tresor (public) de communication

Non, je ne vais pas vous parler de ma déclaration d’impôt qui ne devrait d’ailleurs pas tarder à sonner à la porte… Mais en attendant ce doux moment, j’ai envie de vous parler de mes vacances au Club Med Trésor Public et de leur communication à la Papa Schultz.

Là, je sais ce que vous pensez : la pôôôvre, elle se bât avec contre l’administration et passe ses journées de vacances à la Trésorerie Principale à remplir des formulaires, à justifier de ses revenus! Que nenni ! Je passe bien mes vacances au Trésor Public, tout comme vous au Club Med, pour le plaisir de ma Graine d’ADN et le mien… enfin… jusqu’à ce qu’ils décident de communiquer

Commençons d’abord par planter le décor :

Ici, dans le midi, c’est tempête de ciel bleu tous les jours. L’ombre est à 30°. L’eau, elle, avoisine les 22 voire 25°. Les cigales chantent en se moquant des fourmis (pas pour longtemps). Les terrasses des cafés sentent bon le Pastis Ricard Pastis le p’tit jaune et les bouches des enfants (et des grands) sont délicieusement ourlées des restes de glaces italiennes dégoulinantes et tellement bonnes…

Côté plage, c’est l’affluence : les fameux touristes dont j’étais il y a 15 ans. Tiens ! les parking ont augmenté pour l’occasion, le péage aussi d’ailleurs. Arrivés sur notre plage préférée, c’est bataille rangée : «attention chéri, ne marche pas sur la serviet… trop tard… pardon Madame » « là maman ! viens vite j’ai une place »… trop tard… adversaire en place avant nous. Les serviettes chevauchent les paillasses, les sacs de plage s’entassent les uns sur les autres et même pas grave si c’est sur un sac inconnu, le principal étant de gagner de la place. Pas de vent… pas de méduses… après midi idéa… « hey ! t’es pas obligé de passer par dessus moi !! » « pardon M’dame !! » « Euh… si ça ne vous dérange pas, j’aimerais bien récupérer ma serviette… si si… c’est MA serviette… de rien, de rien » « mamaaaan ! j’ai fait tomber mon goûter dans le sable ! »

A ce régime, on tient… deux jours ! No more !!

Alors, on se rancarde à droite à gauche pour dénicher des bons plans, parce qu’il faut bien l’occuper, la Graine d’ADN… Et c’est là que je déniche un petit coin de paradis :

Un complexe sportif, tout neuf, super moderne, dans une commune de l’agglomération marseillaise. Parking gratuit.

En haut, des salles de fitness, avec des cardio machins, des vélos trucs (pas mon endroit de prédilection). En bas, un concentré de bleu, du carrelage à l’eau : deux bassins intérieurs, un pour les nageurs « olympiques » et un pour les minots. Si l’on suit cette rivière, on arrive dehors dans un immense bassin, en forme de haricot, toujours pour les minots, avec des jacuzzis (occupés par les grands), une cascade, des jets… Plus loin des toboggans, des pataugeoires, plein de pataugeoires…

Un paradis (surveillé) pour les graines de poissons ! Où poser sa serviette ? Pas de problème, louer un transat (confortable) pour vous toute seule, sans sable, sans être obligée de jouer des coudes.

Oui, mais voilà…

Au milieu de tout ce bleu, quelques spots rouges. Vous savez, ce rouge symbolique de l’interdiction ou de la mise en garde : toute sortie est définitive, interdiction de courir, interdiction de fumer, shorts et bermudas interdits, ne pas marcher en chaussures, ne pas manger autour des bassins, transats réservés à la location, tubas et palmes interdits, pas d’enfants sans surveillance, non responsable contre le vol… et patati et patata.

En fait toutes ces consignes sont tout à fait normales, pour le bien de tous, respectons quelques règles. Mais il y a l’art et la manière… Vous n’avez pas encore franchi la porte d’entrée que vous êtes agressés par ces placards rudimentaires et agressifs collés sur la vitre d’entrée, puis dans les vestiaires, sur chaque mur, et puis sur chaque surface lisse…

Et ce n’est rien comparé à l’accueil.

Je ne parle pas des caissières qui sont souriantes, dynamiques et prêtes à vous expliquer le fonctionnement de la carte famille nombreuse ou celle de fidélité.

Non, je vous parle de Papa Schultz ! Quand on arrive au Stalag 13 aux abords de la piscine, un surveillant vous approche gentiment d’abord, jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche :

«bonjour ! vous connaissez ici ? vous êtes déjà venus ? » la première fois forcément vous répondez « non » et après cette première fois, je vous assure que vous répondez « oui » avant même que Papa Schultz vous regarde !

(à lire sans reprendre votre respiration)

« bon alors, soyons clairs ! si vous sortez du complexe c’est définitif, peu importe le motif, peu importe le temps que vous serez resté. Alors vérifiez bien que vous n’avez rien oublié ! Compris ? [Vous comprenez maintenant l’allusion à Stalag 13 ?] Les chaussures sont interdites, même pas de tongs, compris ? Vous devez les enlever dès que vous passez la barrière. Interdiction aussi de garder vos habits à l’intérieur, un paréo à la rigueur mais c’est tout ! [Euh, il faut aussi qu’on se déshabille juste derrière la barrière ?] Vos maillots de bain doivent être décents, pas de string hein Mesdames, pas de monokini, pas de bermuda, pas de short pour vous Messieurs. Surveillez bien vos gamins, même si les bassins sont surveillés, vous êtes seuls responsables de vos enfants, c’est comme les affaires dans vos casiers. Ils ne doivent pas courir [les affaires ou les casiers ?], pas manger non plus, il y a des endroits prévus pour ça, les salles de repos et la pelouse . Les bouées trop envahissantes sont interdites, pas de tubas, pas de palmes. On ne fume pas non plus ! ni dedans, ni dehors, cigarette interdite dans TOUT le complexe ! Compris ?‘ [Mais où est la résistance ??] ah j’oubliais ! dans les salles de repos, il y a des machines qui distribuent des sandwichs, glaces, boissons… Elles ne rendent pas la monnaie ! Alors pensez à faire de la monnaie avant de rentrer parce que nous, on en donne pas ! Vous comprenez on est une piscine pas une banque ! et si la machine ne marche pas, si elle vous a avalé vos pièces sans vous donner votre marchandise, i-nu-ti-le de venir nous faire une réclamation ! cela ne nous regarde pas, ce sont des machines privées, appelez le numéros de tel qui est dessus ! Nous ici c’est le Trésor Public !»

Ah ben voilà ! fallait le dire tout de suite !!!

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Dans la famille Lolobobo, je voudrais…

Dans la famille Lolobobo, je voudrais…

Môa j’aime pas les chaînes et je ne me laisse pas avoir par ces rituels de spammeurs qui vous font croire que demain un nuage de cendre survolera votre maison si vous ne répondez pas à cette chaîne immédiatement ! Mais il m’arrive de faire quelques exceptions, surtout quand celles-ci me donnent l’occasion de vous présenter le spammeur en question. Rencontre avec Lolobobo

Et en l’occurrence, aujourd’hui, il s’agit de sa version Lolobobo femelle, spammeuse pas comme les autres qui, à elle seule, a inventé le concept du « spam d’avis » ! Son avis ? on ne lui a pas demandé et pourtant elle nous le donne, sur tout et tout le temps… C’est chiant de connaitre quelqu’un qui a un avis sur tout mais avec elle c’est hilarant, burlesque et finalement, à chaque fois, on se fait avoir et on est content d’avoir son spam avis…

Je vous invite donc à découvrir la chaîne de Mme Lolobobo d’Isabelle B. dont j’en reprends les maillons :

Un auteur que j’aime ?

Je suis sûre que vous connaissez déjà Lolobobo ici et ailleurs. Le rapport ? sa discothèque ! (moi aussi je dis ce que je veux sur mon blog, nan mais !) …OK… là, je dois parler bouquins et pas musique… mais voilà…

J’écoute la même musique que Mr Lolobobo et je lis les mêmes livres que Mme Lolobobo ! Donc, si je regarde ma bibliothèque, un seul nom sur les tranches : Stephen King ! 7 étagères remplies de terreur, d’ambiance diabolique et de talent fou ! Fan depuis que j’ai 10 ans (oui je sais, mes parents n’auraient jamais du me laisser lire ça… y’a qu’à voir le résultat ! mais c’était ça ou et les OSS117 piqués à mon père et planqués sous mon matelas)

Mon livre préféré ?

Je n’ai pas de livre préféré. Je ressens chaque livre différemment, l’appréciant d’une façon ou d’une autre, pour une raison ou une autre. Si je devais vraiment en choisir un (elle veut mon avis elle l’aura ), cela serait Misery de Stephen King… non les 4 tomes d’Arthur de Luc Besson… non les Chroniques Martiennes de Ray Bradburry… non… peut être vous renvoyer à une autre chaîne et ses 32 questions ?

Les choses que j’aime ?

Les diamants, les cabriolets, les écrans plasma (c’est bientôt mon anniv’, une image subliminale n’a jamais fait de mal) plus sérieusement, l’argent (bah oui quoi ?) le soleil, les chinoiseries, les voitures, les Ducati, les belles photos, les Dr Martens, celles avec une tête de mort et des roses gravées dessus…

Les choses que je n’aime pas ?

Les vieux machins (non non lecteur ! ce n’est pas pour toi que je dis ça ! reste ! on a dit les choses pas les gens !) les vieux meubles (vous savez ceux que nos parents et grands parents ont acheté tellement chers qu’ils sont obligés de les amortir sur toute une vie et même au-delà) les vieux vêtements, les vieux ustensiles… Je n’aime pas non plus les canapés en cuir, les manteaux de fourrure, les sacs bling bling, les voitures break (avec la galerie et l’attelage le must) et les voitures de kéké (kittées de chez Norauto) les grosses chaines en or (association d’idée avec « kéké »)

Voilà donc encore un peu de moi (j’en connais deux qui vont encore se gausser) et puis comme il faut surtout pas casser cette chaine sinon Martine Aubry, elle pourrait bien revenir d’Inde… je passe la balle @MoiMateo dont une réponse en musique serait sympathique !

Fin du défouloir, vous pouvez éteindre vos PC et reprendre une vie normale.

Quant à toi… Mme Lolobobo, Isa, Iboux ou qui que tu sois… merci du cadeau… le chat la vengeance est un plat qui se mange froid !

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Twitter m’a hadopisee !

Twitter m’a hadopisee !

Situation ubuesque sur Twitter quand tes mots passent dans le broyeur de la censure… Suspendue pour activité étrange

Date : mardi 12 mai 2009
Localisation : on dirait le sud

Heure : 7h00
Je me lève et et je me sens seule je me dirige vers le biberon de caféine… et je te bouscule, toi ô ma tasse préférée. T’as fait « zip » quand t’as roulé, « bap » quand t’as tourné, « brrr » quand t’es tombée… je ne sais pas ce que t’avais, mais je t’ai retrouvée toute éparpillée.

Heure : 7h15
France3 semble encore endormie… écran noir et silencieux… Sur TF1, grasse matinée ici aussi… Tout à coup éclair vert, chant de cigale enrouée, image distordue… Merci ô toi TV couleur analogique d’anticiper sur le passage au numérique forcé…

Heure : 8h30

Après un calme relativement plat d’une heure… panneau d’affichage sur le portail de l’école « grève des cantinières reconduite de jour en jour tout le mois de mai » Tension 19/6… achat compulsif, direction le supermarché.

Heure : 09h30
Caisse 12. Celle réservée aux CB. Mais elle est où cette fichue CB ? Pas dans mon porte cartes, ni dans mon portefeuille, ni dans les recoins de mon sac… Je le vide sur le tapis, je les entends tous soupirer, taper du pied… Ah ! suis-je bête ! dans la poche de mon jeans… poches vides… l’autre jeans… celui d’hier…

Heure : 11h30
Récupérer ma Graine d’ADN et deux autres orphelines pour l’occasion. On ne couuuurt pas ! On ne moooonte pas sur le canapééééé ! à taaaaaable ! C’est bon ? Oui mais ché chaud… Souffle !

Heure : 13h30
Ouf…..

Heure : 14h00
Récréation sur Twitter, ma TwitteuseFav a un problème : à force de chanter faux, il pleut sous son évier… mon TwitterFav me taquine… je me découvre un TwitterPapa. Grain de folie en dérapage contrôlé.

Contrôlé ? Pas par moi mais par Twitter !

Tweet de @TwitteuseFav cherche un plombier sur Paris. ReTweetting en masse… Quelques hommes âmes charitables… mais aucun plombier. @TwitteuseFav désespérée ne veut pas éponger toute la nuit… Difficile de trouver un plombier sur Twitter alors @NatCordeaux qui vient de s’énerver sur sa tasse, sa télé, une caissière, une carte bleue, une blogueuse, son ex, son dentiste et sur les cantinière lance un Tweet en renfort

Tweet de @NatCordeaux cherche un tueur à gages sur Marseille et @TwitteuseFav cherche un plombier sur Paris. Qui arrivera le premier ? Tout ça pour dire qu’à chaque région sa spécialité … ça va… je rigole !

Heure : 20h00
Connexion à TweetDeck. Et mer*** encore en rade… Connexion à TweetWeb… wouin wouin wouin !!! Alerte Alerte ! Attention alerte niveau 5 ! Panneau rouge en header Account Suspended This account is currently suspended and is being investigated due to strange activity. If we have suspended your account mistakenly, please let us know. See Suspended Accounts for more information

En d’autres termes : mon compte est suspendu pour « activité étrange » Putain David Vincent mais t’es où ?

Heure : 23h00
Après création d’un nouveau compte (discret) pour pouvoir naviguer sur Twitter et avertir mes followers de mon problème (vous imaginez, moi d’habitude si bavarde, rester silencieuse pour un temps indéfini… ils auraient pu appeler les pompiers !)

Consultation des conditions de suspension

User Abuse

  • – a large number of people block the profile or write in with spam complaints
  • – aggressive following
  • – imbalanced ratio: the number of followers is small compared to number of people following
  • – misuse of the reply feature
  • – updates consist of duplicate links and/or text
  • – updates consist mainly of links and not personal updates
  • – updates consist of updates poached from others’ timelines, passed off as one’s own

Non coupable !

Technical Abuse

  • – updates consist of links pointing to phishing sites, malware, or other harmful material
  • – a large number of accounts is created in a short amount of time
  • – an account is identified as belonging to a spam cluster

Non coupable !

Activité étrange… Journée étrange… comme on lit souvent sur Twitter VDM* ! ou plutôt JDM* et si on allait se coucher ?

Lendemain matin, 10h40 : mail de SupporTwitter m’annonçant que je suis suspendue pour 30 jours, le temps de faire une enquête qui déterminera s’ils suppriment mon compte… Mon compte à moi, simple Twitteuse lambda, dissipée certes mais pas terroriste, ni spammeuse, ni phishing addict… J’ai la possibilité de répondre à leur mail si je pense que je suis mise en examen par erreur et de leur présenter mes arguments… Me voici donc à préparer ma défense sur une accusation que je ne connais même pas ! Seule hypothèse mes efforts pour développer l’emploi des tueurs à gages

Non coupable ! Je ne veux pas faire dérailler un train, ni faire sauter mon école TF1, et je ne cherche pas un tueur à gages (je l’ai trouvé) It was a JOKE !!! ne suspendez pas mon compte!!!!

Date du billet : jeudi 14 mai 2009 8h00
Localisation : pas loin des Baumettes

EDIT du 15/05/09 : Delbius de Twitter a rétabli mon compte… un de mes Tweet m’aurait entrainée dans un nuage de spam… Merci à Twitter d’avoir été aussi rapide !!! Moralité : pensez à utiliser {joke} quand vous dites des trucs pas possible !

[Crédit photo – NatCordeaux]

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D’abord, moi j’aime pas !

D’abord, moi j’aime pas !

J’ai été encore taguée par mon amie Isabelle B et sa moitié Lolobobo pour répondre à 8 questions sur mon enfance … séquence divan pour récalcitrante… parce que d’abord, môa, j’aime pas les chaînes…

1. Quand vous étiez petite, que répondiez-vous à la question : « Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grande ? »

Alors d’abord, j’ai jamais été petite, d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours mesuré 1m75… Donc quand j’étais grande, j’aurai voulu être colorieuse chez Walt Disney ! Passer ma vie avec des crayons, des feutres et des pinceaux et mettre des couleurs sur ces magnifiques dessins animés que mes parents m’emmenaient voir tous les Noël au Grand Rex… Au grand damne de mes frères et sœurs cadets, je crois que j’ai colorié leurs albums jusqu’à mes 15 ans !!! (15 ans 1m75 et des albums de coloriage… vous voyez le fail?). Jusqu’au jour où j’ai vraiment commencé à dessiner moi-même…

2. Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

D’abord, j’aime pas les BD… Je crois bien que j’en ai jamais lues. Par contre je suis une accro de dessins animés. Je ne manquais pas une séance de « ça Cartoon » ou les émissions de DisneyTex Avery était ma super nany et mon amour pour Disney n’a d’égal que celui que je porte à Pixar !

3. Quels ont été vos jeux préférés ?

Ah bah là on est mal… D’abord mon père devait rêver d’avoir un garçon car il m’achetait que des circuits 24… Quand on m’offrait une poupée qui parle, il me la piquait et la décortiquait pour en trafiquer les mécanismes… J’avais même pas de chagrin quand il ne la remontait pas, persuadée que toutes mes poupées finissaient en sèche cheveux. En fait, je ne me souviens pas avoir véritablement joué un jour … peut être au Milles Bornes ou au Monopoly (et encore par la force !)… j’étais une enfant très silencieuse (je me suis rattrapée plus tard sur la tchatche), je lisais beaucoup, je dessinais aussi et bien sur je coloriais ! Du coup, je ne sais pas jouer avec ma Graine d’ADN qui me le reproche souvent 🙁

4. Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

D’abord mon anniversaire m’est égal… mon âge m’est égal… Mon âge je le calcule chaque fois qu’on me le demande.

5. Qu’est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n’avez pas encore fait ?

D’abord j’fais ce que je veux… Bon y’a bien un truc… mais non… sinon… non plus… ah si ! J’aimerais aller en Australie… Dès qu’une autoroute sera construite, j’irai !!

6.
Quel était votre premier sport préféré ?

D’abord j’aime pas le sport… ça casse les ongles, ça pu, ça crampe, ça déstresse, ça me complexe… Mais j’avoue que mon caractère je l’ai (un peu) forgé sur des canassons récalcitrants  ! 12 ans d’équitation ça devrait suffire comme BA non ?

7. Quelle était votre première idole de musique ?

D’abord j’aime pas les enfants la chanson pour enfants, Chantal Goya, Dorothée ou Henry Dès (…) me hérissent le poil ! Ma première vraie passion pour la musique s’est faite avec Queen. C’est aussi le groupe que j’écoutais (avec Sting) durant ma grossesse. Et devinez qu’elle est la première chanson qu’a chanté Graine d’ADN ? We Will Rock You 😉

8.
Quel a été votre plus beau cadeau de Noël que vous ayez reçu ?

D’abord j’aime pas Noël… Je n’aime plus, devrais-je dire… Les aléas de la vie, des êtres qui vous manquent… Quand j’étais petite enfant, je rongeais mon frein parce qu’on ne faisait jamais cas de l’anniversaire de mon père qui tombait le lendemain… anniversaire, noyé dans les festivités de Noël… Quand j’ai eu l’âge de lui offrir mes propres cadeaux, j’attendais Noël pour une seule raison, en dehors des gambas et du foie gras… lui offrir son cadeau. Et j’étais plus occupée par cela que par Noël… Aujourd’hui, Noël est juste une douleur profonde

C’est bon Willy Wonka, tu peux sortir de mon corps maintenant…

Je dois vraiment taguer une pauvre innocente victime ? @LittleDaewoo pardonne moi…

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Esprit de Noel es-tu la ?

Esprit de Noel es-tu la ?

Alors ça y est ? L’esprit de Noel est là ? Cette année c’est vous la dinde l’hôtesse dévouée ? Celle qui organisera le casse tête bonheur d’une soirée ? La belle mère est dans le frigo ? La dinde est invitée ? Et vice et versa.

Vous avez tous les cadeaux ? Le couteau suisse de tonton Albert et le guide « tricoter avec 2 aiguilles » de tantine Odette ? Votre graine d’ADN a son Roboraptor (ne pas confondre avec le Brachiator…) ou son PetShop (celui dans la baignoire bleue avec la petite fleur verte devant) ? Vous avez pensé à son jeu de dernière pub : Prince of Persia ou Léa fait sa déco ?

Et votre cher et tendre ? Vous hésitez encore entre le Marabout « comment optimiser son aspirateur » et le tapis de souris « vider ses poches avant de mettre son linge au sale c’est écolo ! » ? Ah… reste encore papy et mamy… oubliez les robes de chambre, pas la peine de leur rappeler qu’ils sont à la retraite… une Smart ? Quelle générosité ! Ah je me disais aussi… une Smartbox. Cool et in !

Et dire qu’une majorité de ces cadeaux finiront dans un vide grenier… c’est ça aussi l’esprit de Noel !

Quelle course commerciale hein ? Des files d’attente en escargot qui n’en finissent plus alors qu’il y a 1 caisse sur 2 fermée… Des coups de caddies dans les mollets et des coups de coudes dans les côtes (oui parce que les coups de caddies dans les côtes et les coups de coude dans les mollets c’est moins pratique !)… Des tours de parking en maudissant les gardes de sécurité du magasin d’à coté, même pas beaux en orange fluo, qui vous empêchent de prendre l’allée, où y’a trois places libres, parce que vous n’allez pas dans LEUR magasin… à maudire la caissière, jeune stagiaire, qui commence juste aujourd’hui et s’emmêle les pinceaux sur son clavier ou la mamy qui est sûre que la poupée est à 22,30 et non 22,35 euros… pfffff…

À moins que vous n’ayez pas encore acheté vos cadeaux. Auquel cas, vous êtes surement un homme (si si) et vous faites partie des 17% de ceux qui achètent leurs cadeaux la veille de Noël 😉 C’est une sacrée course…

Et vous ? Ben oui, charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi même ? Si vous ne voulez pas recevoir un couteau électrique, un blinder, un pashmina frangé et bariolé ou des brocolis, mieux vaut déposer votre liste sans tarder !

Bien sur les cadeaux c’est important, cela fait partie de l’esprit de Noel mais ce n’est pas tout. Le plaisir passe aussi par cette atmosphère magique si chère à nos commerçants coeurs d’enfants…

Le Vieux Port et Notre Dame de la Garde sont en scène, dans leurs magnifiques habits de lumière rivalisant avec les rues et les vitrines de Paris. On ressort la crèche, les santons, les guirlandes, les boules et lumières… On fabrique des anges de papier, on bricole des chemins de table en pignes de pin et les pièces s’emplissent des douces senteurs d’orange, de cannelle, de miel, de pain d’épices

Nos salons ressemblent plus à une tour de contrôle clignotante qu’au petit nid douillet d’une Desperate Housewife… Le sapin trône là où on ne l’attend pas ( »pousse-le, maman, je vois plus la télé ! Non… Pas là, chérie, t’es juste dans la ligne de mire de la LiveBox ! Ah ouais et on s’assoit où maintenant ? Aie ça pique ! Et si on enlevait l’ordinateur et qu’on le mettait sur le bureau ??? »)

Et puis, vient le réveillon, les rassemblements familiaux autour des loooongues tables décorées (vous n’avez pas de looongues tables ? Ah… le plouf est mal tombé… vous avez peut-être encore le temps de renégocier ??), les jolies tenues de soirée scintillantes (et inlassablement noires), les chansons de tonton Albert un peu arrosé (← le tonton, mais les chansons aussi à force), les souvenirs brumeux de papy et ceux larmoyants de mamy, la leçon religieuse et étymologique de tantine… autour du poulet castré, du foie malade d’une oie ra(va)geusement gavée, des mollusques avalés vivants et gluants (ah bah oui ! Ça fait tout de suite moins marketing !)

Quand minuit sonnent, deux écoles : ceux qui ouvrent leurs cadeaux le soir (et encore, c’est déjà bien s’ils ont tenu jusqu’au 24 !) et ceux qui laissent un verre de lait et le gâteau près du sapin avant d’aller au lit….

La suite vous la connaissez… les étincelles magiques dans les yeux des enfants qui découvrent les cadeaux, étincelles qui se reflètent dans le caméscope, le poulet castré froid à midi (les marrons c’est meilleur chaud), les gueules de bois, les cadeaux à échanger, les piles qu’on a oublié d’acheter (ou de charger), les comptes de fin de mois et parfois même les jouets à crédit…. qui plombent quand même bien l’esprit de Noel.

Oui, parce qu’on n’est pas tous égaux devant Noël

Parce que des enfants souffrent, n’ont pas de toit, sont malades… parce que vous, moi, ils ou elles sont au chômage, en deuil, en guerre… Parce que Noël c’est avant tout une fête de coeur, la redécouverte des vertus du partage, j’espère qu’elle vous sera douce et paisible, joyeuse et gourmande autant que possible. Je vous souhaite d’oublier un temps vos soucis, vos craintes, vos doutes et de puiser dans l’autre, dans vos enfants tout l’esprit de Noël, le beau Noël..

Pour ceux qui ne l’auraient pas deviné, je n’aime pas Noël…. Et si vous arrivez par ici en tapant « mère Noël » dans votre recherche Google au moins là, vous ne serez pas venus pour rien 😉

Ce billet est dédicacé à Carol qui gère les dindes comme personne !

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Y’a comme un geek blic !

Y’a comme un geek blic !

Après avoir survolé le territoire des pleek, rendons-nous dans la tribu des geek. Let’s go !

D’abord, visitons l’agence geek. Pas de papier (ou si peu), quelques classeurs avec… devinez… les fax envoyés par l’entreprise pleek ! Un fax justement, cassé, rescotché, bidouillé et plein de poussière. Un ordinateur portable avec des logiciels (si, si), des flux, des favoris, 2 anti virus (mon côté hypocondriaque) qui marchent à tour de rôle, l’un surveillant l’autre… Un disk dur externe, tout plat et tout blanc, une clé USB (des fois ça va plus vite que les mails), une Zen Stone, des colonnes de CDRom, et enfin un appareil photo numérique. J’allais oublier les câbles, des câbles un peu partout… et une machine à café. L’ambiance sonore est réglée sur une web radio plutôt que sur le bip du fax.

Précisons un point commun aux deux territoires : la photocopieuse, de ces armoires à glace (sans glace et même pas italienne) qui sont capables de vous sortir des plans de fab gigantesques. Sauf que… Dans le camp des pleek, elle est N&B, détail qui aura son importance, tandis que celle des geek intrigue fortement… Elle crache des photocopies couleurs plus vite que son ombre pour faire de jolis catalogues stockés dans son gestionnaire de mémoire (tes catalogues sont dans la photocopieuse ? mais alors c’est comme un ordinateur ?), elle numérise aussi le papier pour le transformer en  »*.pdf » (whoua ! elle fait photocopieuse et scan !) et… et … elle est munie d’une carte réseau pour envoyer/recevoir les… fax !! (nan ! ça existe pas, tu me fais marcher là !)

Passons au fonctionnement de l’agence geek. Le préchauffage des bougies d’allumage de l’ordi est un peu long, certes.

Reflexe 1, Outlook. Entre 30 et 50 messages. Première lecture en diagonale, 90% sont pros, 10% sont des blagues internes (à garder pour les petites pauses distractions, tant pis pour ceux qu’il fallait « renvoyer dans les 5 minutes sinon… ») Certes, cela me prend un certain temps de répondre à 50 mails par jour, même en prenant les options répondre à tous ou copier/coller.

Reflexe 2, jeter un œil à mes veilles professionnelles et les news.

Ensuite seulement, je me mets au boulot (pourquoi avant je bossais pas ?) avec quelques pauses (pause café, e-commerce, news, blogs et diaporamas).

En fin de journée j’ai sans doute passé plus de 8 heures devant mon écran (sans compter l’usage personnel, avant et après), mais, mon travail, il est là, devant un écran.

Pas facile à comprendre pour un pleek, qui a l’impression que si on ne se lève pas 50 fois par jour pour aller à la photocopieuse ou au fax on ne travaille pas… N’oublions pas non plus que seul le Grand Chef Pleek a Internet pour éviter les tentations, donc par recoupement logique, le geek est tenté toute la journée au lieu de travailler

La communication n’est pas toujours facile entre l’entreprise pleek et l’agence geek.

Par exemple, difficile de soumettre pour accord la nouvelle plaquette commerciale en  »*.psd » quand de l’autre côté on n’a pas Photoshop pour l’ouvrir et qu’on prend ça pour un virus !! Désolant de devoir l’envoyer par fax parce que le  »*.pdf » ne marche pas non plus, nos versions n’étant pas les mêmes… Difficile aussi de soumettre des photomontages, où le RAL du pylône est important, et de demander un avis sur un vert olive ou un vert ONF, quand de l’autre côté l’épreuve est imprimée en N&B… autant l’envoyer par fax !

Les procédures sont lourdes. Envoyer un devis au client ? La demande m’arrive par mail, je la transmets au Grand Chef Pleek qui l’imprime (en N&B mais là on s’en fiche !) qui la met sur le bureau du service commercial. Le devis édité m’arrive par fax, je scanne le fax et l’envoie par mail au client… lourde procédure, isn’t it ?

Et que se passe-t-il quand le Grand Chef Pleek n’est pas là ? On attend qu’il revienne…

Si l’agence geek utilise la fonction « accusé de réception » ou « avis de lecture », l’entreprise pleek, elle, utile le meilleur moyen pour savoir si son mail est arrivé ou sera lu : l’appel téléphonique !!

 » je vous ai envoyé un mail » ou mieux  » je vous envoie un mail’‘ … Et je suis sûre que si je vous dis que je reçois parfois des mails pour me dire qu’on va m’appeler cela ne va pas vous étonner ?!?

Côté distraction, inutile de faire suivre un  »*.pps » à l’entreprise pleek, ce n’est pas qu’ils manquent d’humour, c’est qu’ils n’ont pas de visionneuse. Mais alors comment fait le Grand Ghef Pleek pour voir mes diaporamas professionnels ? il ne les voit pas et les découvre en direct chez le client… belle marque de confiance me direz vous.

L’avantage de cette communication pleek-geek ? Même si finalement c’est peut être aussi un inconvénient car j’ai parfois l’air aussi larguée qu’eux quand je parle avec un vrai geek… C’est que je me suis totalement dé-familiarisée avec les mots geek. Impossible de parler un autre langage que celui de monsieur tout le monde. Un bel, mais épuisant, apprentissage de pédagogie.

Et vous ? Entreprise pleek ou geek ??

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Visite guidee d’une entreprise pleek

Visite guidee d’une entreprise pleek

Recherches sur Google « contraire de geek ». Résultat 1ère ligne « pleek ». J’emprunte l’expression qui me plait bien.

Et si les pleek existaient vraiment ? Là j’ai envie de vous mettre la musique d’X-Files 😉 Et si je connaissais quelques spécimens rares ? où ça ? Dans mon Entreprise Moderne Pleek. Petite visite guidée…

A quoi reconnaît-on une entreprise pleek ? D’abord au fax : il trône sur une petite table rien que pour lui, avec plein de ramettes en dessous, à une distance égale de chaque bureau. Aucune trace de poussière, du papier dans chaque bac et surtout dans le bac réception.

Ensuite au nombre de personnes agglutinées de part et d’autre du fax, les mêmes que l’on retrouve ensuite à la photocopieuse, puis à la machine à café, mais rarement derrière les écrans d’ordi.

A côté du fax, le dernier des Mohicans… Un minitel, collector, gardé par le cerbère comptable. Bichonné (le fax pas le comptable) avec une petite housse de protection le soir et le WE (si, si !) utilisé exclusivement pour faire les transactions financières et que l’on prie ardemment de ne pas tomber en panne le jour de la paie.

Pour en terminer avec le décor, ajoutons des tonnes de papiers classés en trois catégories : archives, ramettes et brouillon.

Bien heureusement, l’entreprise pleek a fait l’acquisition de quelques ordinateurs. Mais alors que fait un pleek devant un PC ?

D’abord, notons qu’il est quand même content de pouvoir lire autre chose que les petits carrés noirs et blancs du Minitel, de ne plus entendre le crissement de la connexion, et qu’il apprécie l’écran plus grand (j’ai pas dit plus plat).

Les trois utilisations basiques des PC de l’entreprise pleek sont donc : les plans sous PAO (je ne dis pas, non plus, qu’ils ont complètement abandonné le compas, le rapporteur et les équerres), la compta (jamais sans sa bonne machine à calculer avec ruban) et le secrétariat (Mireille raffole des document  »*.dot » découverts il y a 6 mois à peine)

Et puis, il y a l’ordinateur du Grand Chef Pleek. Celui où tout se passe, l’ordinateur où arrivent tous les mails avant d’être dispatcher imprimer et distribuer sur chaque bureau (si, si !).

La seule et unique porte des étoiles dont l’accès est protégé par un Goa’uld login (tu peux pas dire mot de passe comme tout le monde ?). Mais pas de grosse surprise quand le bureau s’affiche : des icônes en vrac sur un thème Windows par défaut (c’est sympa la grosse bulle que vous avez en fond d’écran, vous avez fait comment ??). A côté de l’ordinateur, la notice, toute cornée et défraîchie et quelques petits post’it avec des macros, des logins (rhooo !) et la procédure à suivre pour envoyer un dossier par MailBigFile (whoua !).

Comment travaille un pleek ? Le matin, il allume… la machine à café. Ensuite il consulte… le planning. Puis il allume son ordi (temps d’attente 3 minutes, pas d’encombrement avec les p’tits programmes inutiles de geek) et il se met immédiatement au boulot.

Pas de mails à trier, pas de réponses à rédiger donc, pas de clic droit pour afficher les photos, pas de pub à éplucher, pas de pps à visionner, pas de consultation de compte bancaire, des dernières news, de la messagerie perso… Au boulot ! Immédiatement ! Et la tête dans le guidon !

Certes, le travailleur de l’entreprise pleek est plus disponible pour son travail, pas de distraction, pas de tentation, le total contrôle… Quoique…

Le travailleur de l’entreprise pleek (dont certains sont geek précisons-le !) est blasé par ses tâches monotones sans autres distractions que la machine à café, révolté qu’on ne lui fasse pas plus confiance que cela, fatigué de devoir dépendre d’un Grand Chef Pleek pour prendre connaissance des dossiers envoyés par mail, sans pouvoir les renvoyer par le même moyen…

Pas toujours facile de travailler de façon optimale : beaucoup de temps passé à la photocopieuse tandis le geek répond à tous en un clic. Beaucoup de papier, mauvais pour le développement durable, tandis que le geek lis en bas de chaque mail un petit avertissement lui demandant de ne pas imprimer ce message sauf si vraiment nécessaire. Énormément de temps passé devant le fax à (re) composer les numéros, à s’assurer que le document est bien passé, tandis que le geek click sur « envoyer/recevoir » et passe à autre chose. Quelques crises de nerfs à essayer de résoudre le bourrage de papier (bon là d’accord, le geek se bât aussi parfois avec son ordi), des heures passées à feuilleter les pages jaunes (les vraies, celles qui laissent le bout des doigts noirs)

Et puis que vaut-il mieux, 10 minutes sur le site du Crédit Lyonnais pour effectuer un virement ou 1h prise pour rendre visite à son banquier qui travaille comme par hasard aux mêmes heures que vous ?

Et les Shadock pompaient pompaient…

La prochaine fois, je vous raconterai la communication entre l’entreprise pleek et sa succursale geek.

[Crédit Photo – NatCordeaux]

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Et vous ? Vous avez quel forfait ?

Et vous ? Vous avez quel forfait ?

Avec le forfait de Notre Entreprise Moderne, communiquez uniquement entre midi et deux, tous les jours sauf le week end ! (Come together, right now, over me)

Enfin… ça c’est si vous mangez dans la salle de détente (offre réservée aux 15 premiers adhérents : 20m² pour 100 personnes, il va falloir jouer des coudes). Et pour tout engagement de 12 mois, un bonus vous est offert au renouvellement annuel de votre forfait : communiquer en illimité durant le repas de fin d’année ! Le forfait n’inclut pas les SMS et MMS (les quoi ?).

Non, c’est vrai, il faut être honnête, on communique quand même au sein de Notre Entreprise Moderne. Même que cela s’appelle la communication de convenance.

Parce qu’il est inconvenant et impoli de ne pas demander comment va le petit dernier (évaluation de l’absentéisme à venir), si la gastro de la semaine dernière n’est plus qu’un mauvais souvenir (ça, c’est plutôt par pur égoïsme), ou encore ce qu’on pense du dernier match des All Black ou du dernier PPS sur Sarko, celui avec les photos de Carla… Nooooooon ! Tu l’as pas vu ? je te le fais passer… (par fax ?)

Ne vous méprenez pas, l’ambiance est conviviale, familiale, bon enfant dans Notre Entreprise Moderne. On s’entend tous bien, certains sont les amis d’enfance d’autres, qui sont les frères ou tantes d’autres, qui ont fait leurs études avec le patron…. Et, légitimement, cela laisse supposer que chacun connaît l’autre.

170 employés et autant de personnages. Des petits, des grands, des timides, des passionnés, des râleurs, des motivés, des fainéants, des dynamiques… mais qui est qui ?

Prenez Mireille, la secrétaire. Vous saviez, vous, qu’elle venait de se marier ? Tenez, prenez Albert, il est Président d’une Association Environnementale de la vallée des Vosges, une mine de savoir sur l’environnement sur laquelle j’aurais bien aimé me reposer pour rédiger mon rapport sur le Développement Durable…Si j’avais su…

Alors, quand au détour d’une conversation, on s’étonne d’ignorer la dernière naissance sur la place ou le départ à la retraite d’André, le magasinier et maire de sa petite commune, on se croit sur une autre planète… Comment communiquer sur une entreprise que l’on ne connaît pas et qui ne se connaît pas elle même

Remarquez, au moins, on évite ainsi les commérages stériles ou blessants, les affinités trop fines, les pauses café interminables… Mais, ce qui est valable sur la vie des salariés l’est aussi sur la vie de l’Entreprise Moderne…

Au début, on instaure des réunions tous les lundis matins, à 9h (puis à 10h, puis à 11h, puis un lundi sur deux, puis un par mois…) Ordre du jour ? Heu… On verra bien. Convocation ? Passe à ton voisin !

Lundi matin. Ça braille (et ça baille) dans tous les coins.

Et les frais de panier ? Ils augmentent quand ?
– Ah ! scusez moi, faut k’j’prenne st’appel, ma femme
– Et le pylône de Reucheumeuneu ? on peut pas le poser ! le massif est pas prêt 
– On fait plus les capots 4 portes ? Un client m’a dit qu’on faisait plus que 3 portes ?
– SVP ! Quelqu’un a un Doliprane ?

(oui c’est ça, un Dolipranne, deux même…)

Hey ! Vous savez quoi ? Du coup on a oublié de leur dire qu’on avait perdu notre plus gros client et qu’on allait déménager… ça sera pour la prochaine fois (pas la peine, le prochain client leur apprendra)

Et c’est comme ça tous les lundis, enfin, c’était comme cela… Maintenant c’est pire !

Plus de réunions, plus de questions, plus de réponses…

Les clients continuent d’informer les commerciaux de l’Entreprise Moderne sur les nouveautés ou les nanars de son catalogue, l’équipe travaux ne sait pas où est l’équipe pose. Et pour les salaires, vaste sujet, alors tout le monde choisit le forfait illimité pour en parler, vous imaginez le repas de fin d’année ?

J’oubliais… le paramètre géographique : 2 usines séparées de 700 kms, 3 agences aux 4 coins de la France, n’est pas fait pour faciliter les échanges.

Suggestion. Et si on faisait un petit journal interne ? Juste quelques pages (là, ils ne m’ont pas cru), même en N&B, ça serait sympa non ?

[Crédit photo – NatCordeaux]

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8 pages blanches pour un journal interne #1

8 pages blanches pour un journal interne #1

8 pages blanches… toutes blanches… 8 pages… pas une de plus, j’ai promis ! 8 pages blanches, et au bout, un journal interne !

Au boulot ! D’abord faire connaître le projet.

Quand je suis arrivée dans Notre Entreprise Moderne, je me suis sentie comme l’extraterrestre de la maison, la seule à ne pas monter au pylône, à ne pas connecter, azimuter, tilter… Alors mieux valait les prévenir qu’E.T. allait se promener dans les allées avec son 16 pouces avant de « rentrer maison ».

Direction le tableau d’affichage du personnel. Tiens, pas de baby-sitting, même pas une voiture à vendre, pas de tournois de belote ni d’association à soutenir… Une note jaunie annonçant l’ouverture de l’agence de Marseille (vous savez ? la maison d’E.T. !), l’élection du Délégué du personnel, deux mots du DRH, le mode d’emploi des nouveaux badges… et maintenant, mon annonce sur la collaboration participative et collective au journal interne de l’entreprise… une nouvelle approche… pourvu qu’elle accroche…

Premier jour, bannette vide, messagerie muette… Me rapprocher du fax… Deuxième jour… Troisième jour… Quatr… Me rapprocher de la machine à café… Ecouter, parler, noter et passer au déca.

– Comment ça, vous recherchez un Rédacteur en Chef ? différent chaque mois ?
– Et un titre ? des idées ?
– Mais on fait pas de la Comm nous !! On visse, on dévisse, on revisse… on dit des gros mots, on fait des fautes… on joue au rugby, on fait du tuning…
– Ok Ok Ok… Vous faites du rugby ?
– Oui et je suis le Président du club !
– Et vous n’avez pas envie de partager votre passion, de faire connaître votre club ??
– Euh… Ouais, ça serait bien
– Et moi je donne des cours de piano, tu crois que…
– Et moi…

Excellent ! Cinquième jour, installer mon poste près de la machine à café, le doigt sur la touche déca…

Pas franchement l’impression de travailler… Premières propositions de titres avec l’inévitable « la gazette » suivie de très près par « notre newsletter ». Mouais… Puis « les nouv’ » « Le p’tit canard de Notre Entreprise Moderne » « notre canard » « notre équipe » « la mêlée des infos » « première ligne » « troisième mi-temps » « pylône info » « une équipe, une entreprise, un canard » « l’info en continu » « le JT » (pour Journal Télécom) … Ben voilà !!

Vous voulez que je vous dise ? Notre Entreprise Moderne possède un « esprit », un « caractère » et des valeurs qui lui sont propres et surtout elle est emprunte de sa culture du sud ouest ! La preuve : une trentaine de propositions avec le mot « canard » (confit à midi, en bichromie tous les mois) ! Une autre trentaine avec les expressions du rugby et des titres en Occitan… Mais surtout… ça fait du bien d’entendre « notre » ! Notre journal, Notre Entreprise, Notre équipe… Notre extraterrestre !

[Crédit photo – NatCordeaux]

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8 pages blanches pour un journal interne #2

8 pages blanches pour un journal interne #2

Objectif lune journal interne, la suite… Quelques discussions (et quelques cafés) plus tard, me voilà avec un rédacteur en chef, une petite vingtaine de titres et dans ma bannette, quelques fax provenant des autres sites de production et agences. Yessssss !

C’est parti ! 1ère de couv, édito, accroches, brèves … Et on attaque.

Quelques chiffres (c’est le prix de l’acier ça ? T’es sûre que c’est pas la nouvelle cagnotte du Loto ?) quelques stat’ pour les commerciaux, ils adorent ! Pourvu que cela ne leur donne pas l’idée d’une élection du meilleur vendeur…

Quelques photos des dernières réalisations (reste à négocier la quadrichromie) : un truc gris, rayé, rouillé, percé devenu en quelques semaines ce bel ouvrage, récompensé par le prix de l’intégration chez SFR ! Quelques mots sur nos projets futurs (les nouveaux bureaux sont bientôt finis, préparez vous à déménager vos cloisons, euh pardon vos classeurs !) sur nos clients (notre référencement, important le référencement chez l’opérateur).

Impératif : les rappels santé – qualité – sécurité – développement durable ; les consignes et les encouragements (l’occasion de transmettre les dernières félicitations du client sur le site de Recheumeuneu sans oublier personne). Les informations pratiques (cette année nous faisons tous les ponts de mai ! Je savais que cela vous ferait plaisir !!)

Quelques descentes et montées de marches, quelques allers-retours entre chaque site de production et agence, quelques copier/coller plus tard… 5 pages professionnelles et sociétales. Reste les 3 pages perso…

Vous saviez vous qu’Antoine faisait des caricatures ? Et si ! Et il nous a tous croqué ! Nadine, elle, fait du piano depuis toujours et elle donne même des cours à des enfants de son village. André est maire de sa commune et très impliqué dans le développement durable. Gérard lui a un enfant en attente de greffe…

Et voilà comment notre journal interne s’est doté d’un illustrateur, d’une chargée des petites annonces, d’un responsable DD et, voté à l’unanimité, Gérard s’occupera du fil rouge de ce journal : le don d’organe.

Whouaaa !

Chaque mois, un portrait (et sa caricature). Sa vie, son œuvre, son travail, ses passions…

Mireille, à l’accueil, accepte le baptême. Nous découvrons une Mireille attachante, trésorière de sa SPA locale, maman de 12 chats, fan de karaoké (au fait ? toujours pas trouvé la notice du tel ?) et qui nous présente de façon passionnée son métier d’hôtesse standardiste.

Chaque mois, des petites annonces. Hey ! Ton fils cherche une piaule pour ses études du côté de Bordeaux ? Tu la vends ta charrette ? N’oublies pas de préciser qu’elle a un volant et 4 pneus ! Moi j’ai une nounou super ! Tu veux son adresse ? bla bla bla… ça fait du bien d’entendre parler d’autre chose dans les couloirs que d’antennes et de pylônes… qui aurait pu imaginer…

Bon et bien nous y voilà… 4ème de couv. Notre fil rouge. Séquence émotion. Le petit Luca a besoin d’une greffe de coeur… rapidement… Mais il y a aussi Léa, Philippe, Sébastien… Petit reportage à l’hôpital. Rencontres émouvantes d’un autre monde… et pourtant si proche de nous. La 4ème de couv sera la page du cœur… le cœur de Notre Entreprise Moderne, le cœur de Luca et celui de tant d’autres….

Passage chez Photoshop, deux-trois modifs, relecture. Allez oust ! On file chez l’imprimeur. Négociations. J’avais promis 8 pages et il y a… 8 pages !

Sauf qu’elles ne sont plus blanches… ça non… elles sont en bichromie avec du bleu, couleur dominante de Notre Entreprise Moderne.

– Oh ! Et ça ? C’est d’la photo ma p’tite dame ! C’était pas dans le devis !
– Euh… Oui… mais regardez, sur deux pages seulement
– Combien d’exemplaires déjà ? 200 ? Bon ça va…c’est le premier, j’modifie pas mon prix, j’vous offre la quadri pour cette fois (je l’aurai presque embrassé) C’est ma participation à ce nouveau canard (il a la vie dure le canard dans le sud ouest !).

Notre Entreprise Moderne, 170 hommes, 2 usines, 3 agences et maintenant… un journal interne (enfin… dans une semaine)

Le titre ? N.E.M. Recto/Verso voté à l’unanimité !

[Crédit photo – NatCordeaux]

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Communiquons dans le silence

Communiquons dans le silence

Le lundi, avant, c’était réunion et deux Doliprane… Loin du silence d’aujourd’hui, on parlait de tout et de rien, et inversement proportionnel. Interrompus par les sonneries incessantes des portables (sait-on jamais qu’ils loupent LA vente importante qui LEUR donne de l’importance…) et autres intermèdes divers et perturbants. Mais bon, nous communiquions quand même un peu

Et puis un jour, entre le débat sur le bras de grue du camion qu’il faudrait changer et celui sur le rangement des tubes d’acier pour que cela prenne moins de place, une voix s’élève… Cette voix est celle de l’inquiétude, du questionnement, étranglée et tremblante… Tous les regards se tournent vers elle… Les regards des salariés, inquiets, interrogateurs et ceux de la Direction, furieux, noirs… Mais qu’à bien pu dire cette voix pour tout à coup obtenir le silence absolu, lourd et tremblant lui aussi ?

Elle a tout simplement tenté de communiquer… communiquer sur un sujet sérieux, légitime mais tabou : la perte de notre client principal et ses conséquences pour l’Entreprise Moderne. Parce qu’il faut bien reconnaître qu’apprendre à ranger les tuyaux tubes, c’est bien, mais ça fait pas avancer le schmilblick.

Regard fuyant, réponse fuyante… Silence. La prochaine réunion c’est quand ? OK, on mettra la question l’ordre du jour. Ah ?!? Trois semaines à attendre… puis 4… 5, 6…

« Bonnes vacances à tous, profitez bien du soleil et revenez en forme !! » (traduction : on oublie la question, on oublie la réunion et on en parle plus à la rentrée)

24… 24 quoi ? 24 semaines, sans réunion, sans explication, sans un mot… 24 semaines pour recevoir la nouvelle convocation ! Cette réunion au sommet nous l’avons eu… 24 semaines trop tard et 52 semaines plus tard… des décisions devaient être prises…

Première hémorragie… On voit passer des feuilles jaunes avec des cases à remplir, des recommandés (jaunes eux aussi), les portes du bureau de la Direction ne s’ouvrent que pour laisser entrer et sortir des employés livides (et jaunes)…

Mais toujours dans le silence

Aucun communiqué de presse, aucune réunion de rédaction, pas d’édition spéciale… Aucune communication sur le sujet. Ou plutôt si… Le passage de l’avocat « juste pour dire bonjour » qui s’éternise jusque tard dans la soirée (juste pour dire bonsoir ?). Autres signes, les portes fermées et hermétiques comme le sourire de la Direction, le passage du comptable plus souvent que le 15 du mois, pas juste pour la TVA… Autant de raisons de chuchotements, de spéculations, de déductions, d’inquiétudes, de questions

La communication interne s’est alors organisée toute seule mais certainement pas à bon escient et certainement pas justement… et au détriment de la sérénité.

Cette communication là s’appelle la rumeur !

Enchaînement… Economie de salaires, redistribution du travail (oui, parce qu’ils étaient peut être inutiles, mais il faut bien faire leur travail maintenant !) Après quelques rumeurs, quelques désillusions, après quelques crises internes et sans doute d’autres dans les chaumières, nous revoici tous sur le pied de guerre, mais… Oubliées les réunions, oubliée toute communication.

52 autres semaines plus tard… Drôle d’échéance ? ça s’appelle un bilan, je crois… Je rentre du Salon des Télécom, heureuse du résultat commercial, satisfaite de mon travail, requinquée par le prix reçu pour le meilleur pylône intégré, mais rien y fait, mon 6ème sens se remet en alerte…

Heureuse d’être une sorcière, une fée une femme dans ces moments là 😉 Le ton du « comment ça va ? » au téléphone a changé et, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il faut répondre « mal ! ». La sensation d’être testée, que l’on me tend une perche.

Il y en a qui savent quelque chose… Je les entends souffler, râler, la tension est palpable … Petites phrases de séduction pour les amener à parler … démarrage au quart de tour, 0-100/kmh en moins de 10 secondes, première, deuxième, virage à 180°, turbo enclenché… les 16 soupapes éclatent en même temps….

Comment ça je ne sais pas ? Non, je ne sais pas… je venais de passer 4 jours avec la Direction au salon sans aucune communication sur le sujet

Bon, alors, je vais tout savoir, mais je ne suis pas au courant, attendons que la communication l’information vienne jusqu’à moi… Donc…

Licenciée… Non pardon, licenciés… 5 comme la dernière fois… chargés d’affaires (elles vont arriver comment les commandes ? grâce au site Internet 😉 ) magasinier (c’est sur, les tuyaux vont être moins bien rangés maintenant)… Et depuis ? Le silence… Aucune communication sur le sujet, aucune confirmation, aucune infirmation, pas plus de réconfort.

Les bureaux se ferment à nouveaux, l’Entreprise Moderne a de nouveau hissé les couleurs jaunes des recommandés et des formulaires de l’Anpe, toujours dans le silence le plus total… pas un mot…

Sommes-nous les seuls à ne jamais communiquer sur ce sujet ? Non, vraisemblablement pas… Est-ce la bonne ou la mauvaise solution ? Toujours est-il qu’en plus du stress que cela instaure indéniablement, des questions que chacun se pose, il se propage un phénomène étrange : l’anticipation par démission de ceux qui deviennent chercheurs actifs d’un nouveau job

Si je vous raconte cela ce matin, c’est parce qu’ils sont tous en entretien de licenciement aujourd’hui… C’est ma façon d’être un peu avec eux…

[Crédit photo – NatCordeaux]

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